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Conakry, Afin de contenir la flambée des prix à la consommation et préserver le pouvoir d’achat des ménages, l’État guinéen a annoncé mardi une série de mesures visant à fixer des prix plafonds sur plusieurs denrées essentielles pour la période du Ramadan musulman et du Carême chrétien, qui coïncident cette année.

La décision, rendue publique le 17 février à l’issue d’une conférence de presse organisée par le ministère du Commerce et animée par la Direction nationale du commerce intérieur et de la concurrence (DNCIC), s’inscrit dans un effort concerté du gouvernement et de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG) pour juguler la hausse des prix dans un contexte socio-économique tendu.

Les autorités ont conclu un protocole d’accord tripartite entre l’État, la DNCIC, la Douane et la CCIAG, afin de fixer des prix fixes sur plusieurs produits de première nécessité, jusqu’au mois de juin prochain. Ces plafonds ont été établis pour tenir compte à la fois des charges des commerçants et du revenu moyen des ménages, tout en évitant toute forme de spéculation sur les marchés.

Dans la capitale, le sac de riz étuvé (50 kg) est plafonné à 280 000 GNF, tandis que le sac de sucre (50 kg) ne doit pas dépasser 350 000 GNF, et le bidon d’huile végétale (20 L) est limité à 305 000 GNF. Des plafonds similaires ont été arrêtés pour la farine, le lait en poudre, les oignons ou encore la volaille, avec des adaptations prévues selon les préfectures pour tenir compte des coûts de transport et de distribution.

Pour garantir l’application effective de ces nouvelles règles, un dispositif de contrôle renforcé est en place. Les autorités encouragent les citoyens à signaler toute infraction via le numéro vert 142, tandis que les commerçants qui ne respecteraient pas les plafonds s’exposent à des sanctions sévères, allant de lourdes amendes à la fermeture immédiate de leurs établissements.

Cette initiative traduit la volonté de l’État guinéen de protéger les consommateurs dans une période de forte demande, souvent marquée par la volatilité des prix, tout en assurant une disponibilité suffisante des produits de première nécessité sur l’ensemble du territoire.

La coïncidence des périodes de jeûne musulman et chrétien accentue traditionnellement la pression sur le panier de la ménagère en Guinée, pays où les denrées alimentaires constituent une part importante des dépenses des ménages. En intervenant pour réguler les prix, les autorités visent non seulement à tempérer l’inflation mais aussi à renforcer la cohésion sociale dans un contexte où les enjeux économiques pèsent fortement sur le quotidien des citoyens.