Conakry / Bamako, Le Mali et la Guinée ont conclu un accord bilatéral pour renforcer leurs échanges commerciaux en développant une voie alternative de transit des marchandises. L’annonce a été faite ce mardi à l’issue de discussions entre les autorités des deux pays, qui entendent ainsi diversifier les routes logistiques régionales et réduire la dépendance aux corridors habituels.
Face aux défis sécuritaires et économiques qui pèsent sur les corridors de transport en Afrique de l’Ouest, le Mali et la Guinée ont décidé de mettre en place des mécanismes communs pour faciliter le passage des biens et renforcer leurs échanges commerciaux.
Cet accord prévoit notamment l’identification et la modernisation d’axes routiers et ferroviaires alternatifs, susceptibles de désengorger les voies traditionnelles et d’optimiser les délais et les coûts du transit routier entre les deux pays.
Les autorités des deux pays ont souligné l’importance d’un cadre institutionnel et logistique renforcé pour assurer le succès de cette initiative, qui, selon elles, pourrait également bénéficier à d’autres pays de la sous-région.
L’accord s’inscrit dans une dynamique régionale visant à améliorer la connectivité commerciale en Afrique de l’Ouest, où les défis liés aux infrastructures, aux coûts de transport et à la sécurité entravent encore la fluidité des échanges. Pour le Mali, pays sans accès à la mer, la recherche de routes alternatives est un enjeu majeur pour diversifier ses sources d’importation et d’exportation.
La Guinée, qui possède un port en eau profonde à Conakry et des infrastructures portuaires en développement à Kamsar et Boké, voit dans ce partenariat une opportunité d’attirer davantage de flux commerciaux internationaux, tout en stimulant l’activité économique interne.
L’accord a été salué par les autorités des deux pays comme une nouvelle étape dans la coopération guinéo-malienne, avec des promesses de renforcement économique et de développement d’infrastructures régionales. Outre le volet logistique, des discussions sont également en cours pour encourager des investissements conjoints, des échanges de technologies et des initiatives de formation professionnelle dans les secteurs du transport et de la logistique.
Ce partenariat pourrait néanmoins avoir un impact sur les équilibres traditionnels des corridors de transit en Afrique de l’Ouest, où certaines routes sont historiquement dominantes. L’intégration d’une voie alternative pourrait offrir une plus grande résilience logistique, réduire les coûts pour les opérateurs économiques et diminuer la pression sur les points de passage saturés.
Les organisations professionnelles du transport et du commerce ont accueilli favorablement cette annonce, indiquant qu’une meilleure fluidité des échanges serait bénéfique pour la croissance économique et l’intégration régionale.
Les deux gouvernements ont indiqué qu’ils travaillent désormais à l’élaboration d’un plan d’action concret, qui définira les projets d’infrastructures à prioriser, les modalités de financement et les échéances. Une prochaine réunion de suivi entre les ministères concernés est attendue dans les mois à venir, avec la participation de partenaires régionaux et internationaux.
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