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Conakry, Une récente étude économique publiée par Financial Afrik révèle que 41,6 % des dirigeants d’entreprises opérant en Guinée ont constaté une stabilité de leur chiffre d’affaires au cours du troisième trimestre de l’année 2025. Cette donnée illustre une certaine résilience dans le secteur privé guinéen malgré un contexte économique mondial encore marqué par des incertitudes.

La stabilité du chiffre d’affaires observée pour près de 4 entreprises sur 10 indique que, pour une part significative des opérateurs économiques, l’activité est demeurée soutenue sans progression notable, mais sans effondrement non plus. Cette situation peut traduire une capacité d’adaptation des entreprises face aux défis conjoncturels, notamment les variations de la demande, les fluctuations des coûts de production et l’environnement macroéconomique régional.

Les dirigeants interrogés appartiennent à différents secteurs d’activité, couvrant notamment le commerce, les services, l’industrie légère et plusieurs branches du secteur informel, qui reste particulièrement prégnant dans l’économie guinéenne.

L’économie guinéenne a affiché certaines performances positives au troisième trimestre 2025, notamment dans le secteur industriel, qui a enregistré une croissance mesurée grâce à l’essor de la production électrique et à l’activité manufacturière.

Cette stabilité relative du chiffre d’affaires peut aussi s’expliquer par des mesures structurelles et conjoncturelles prises par les autorités pour soutenir le climat des affaires, ainsi que par la demande intérieure qui reste modérée mais soutenue.

Pour les experts, une stabilisation du chiffre d’affaires, même sans forte croissance, n’est pas nécessairement un signe de stagnation. Elle peut traduire :

Une résistance structurelle face aux aléas économiques ;

Une gestion prudente des entreprises face à l’incertitude des marchés internationaux ;

Une adaptation progressive aux évolutions du marché régional et continental.

Néanmoins, les analystes soulignent qu’une stabilité durable doit s’accompagner de conditions favorables à la croissance telles que l’amélioration de l’accès au financement, la réduction des coûts logistiques et une meilleure intégration des petites et moyennes entreprises (PME) dans les chaînes de valeur régionales.

Alors que la Guinée aborde sa phase de transition politique et institutionnelle post-électorale, la performance des entreprises au troisième trimestre 2025 peut servir de indicateur pour les décideurs économiques et les investisseurs. Une stabilisation du chiffre d’affaires pourrait encourager des réformes supplémentaires visant à soutenir l’investissement privé, à dynamiser l’entrepreneuriat et à améliorer la compétitivité.