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Conakry, Dans un contexte économique et social tendu, marqué par une inflation persistante et des défis de gouvernance, la République de Guinée se retrouve au cœur de plusieurs événements aux enjeux humains, économiques et régionaux.

Face à une montée des prix qui pèse lourdement sur le quotidien des ménages, le gouvernement guinéen a annoncé cette semaine l’instauration de plafonds sur les prix de plusieurs denrées de première nécessité, à l’approche des périodes de jeûne du Ramadan musulman et du Carême chrétien.

Ce dispositif, élaboré en concertation avec la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG) et supervisé par la Direction nationale du commerce intérieur et de la concurrence (DNCIC), concerne notamment le riz, le sucre, l’huile végétale, la farine ou encore le lait en poudre, des produits qui représentent une part significative du panier de consommation des familles.

Un numéro vert a été mis à disposition de la population pour signaler les infractions, et les commerçants qui ne respecteraient pas ces nouveaux plafonds pourraient faire face à des sanctions allant de lourdes amendes à la fermeture administrative de leurs points de vente.

La Guinée est encore sous le choc après l’effondrement, mercredi, d’une mine d’or artisanale dans la préfecture de Mandiana, dans l’est du pays. Au moins 11 personnes ont trouvé la mort, dont une majorité de femmes travaillant à l’intérieur du puits au moment de l’accident.

Les victimes, ensevelies sous d’importants déblais, ont été retrouvées inanimées par des équipes de secours locales et des volontaires de la Croix-Rouge. Cet incident met en lumière les risques extrêmes auxquels s’exposent quotidiennement les milliers d’orpailleurs qui opèrent dans des conditions souvent précaires et sans mesures de sécurité adéquates, malgré la richesse minérale du pays.

Ce drame survient alors que des accidents similaires dans le secteur de l’exploitation artisanale se produisent régulièrement à travers la sous-région, souvent en raison d’un manque de réglementation stricte et de normes de sécurité élémentaires.

Sur une note plus positive, la Guinée a été sélectionnée pour accueillir le Centre africain de développement minier, une future institution continentale dédiée à la formation, à la recherche et à l’innovation dans le domaine des industries extractives.

Ce centre vise à renforcer les capacités techniques, soutenir les politiques publiques et promouvoir une exploration minière durable, tout en contribuant à faire de la Guinée un pôle d’excellence en matière de gouvernance minière en Afrique.

Ces événements révèlent les défis multiples auxquels la Guinée est confrontée : maîtrise de l’inflation pour protéger le pouvoir d’achat, sécurisation de l’activité minière pour éviter les pertes humaines, et développement de structures continentales capables de professionnaliser et valoriser un secteur crucial pour l’économie nationale et régionale.

Alors que le pays s’efforce de stabiliser son économie et d’accroître son rôle sur la scène africaine, les autorités devront conjuguer croissance inclusive, sécurité des travailleurs et amélioration des cadres institutionnels pour capitaliser sur son potentiel minier tout en réduisant les vulnérabilités sociales.