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Conakry, Le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a défendu devant un parterre de diplomates étrangers la décision prise récemment par les autorités guinéennes de dissoudre 40 partis politiques dans le cadre de la refonte du paysage politique national. Selon lui, cette mesure s’inscrit dans le cadre du respect de la souveraineté de l’État guinéen.

Intervenant lors d’une rencontre avec des représentants de missions diplomatiques accréditées en Guinée, M. Kouyaté a affirmé que la dissolution des formations politiques répondait à des exigences légales et administratives strictes. Il a rappelé que plusieurs partis avaient échoué à satisfaire aux critères de fonctionnement imposés par la réglementation en vigueur, justifiant ainsi l’action des autorités.

Le chef de la diplomatie guinéenne a insisté sur le fait que la décision relève de la souveraineté nationale et doit être comprise dans le contexte des réformes politiques que traverse le pays. « C’est une décision souveraine de l’État guinéen, » a‑t‑il déclaré, en soulignant la légitimité des autorités à prendre des mesures conformes à la loi.

Morissanda Kouyaté a également expliqué que cette démarche visait à renforcer la crédibilité du système politique en veillant à ce que les partis politiques respectent pleinement leurs obligations statutaires et administratives.

L’audience a offert l’occasion aux diplomates présents d’obtenir des clarifications sur les récentes évolutions du paysage politique guinéen. Plusieurs représentants d’ambassades ont posé des questions sur les implications de cette mesure pour le processus démocratique et la préparation des prochaines échéances électorales prévues au 24 mai 2026.

Le ministre a réaffirmé que la Guinée reste engagée dans une dynamique de transition politique inclusif, tout en respectant ses engagements internationaux en matière de droits politiques et de bonne gouvernance.

La dissolution des partis, annoncée début mars, avait suscité une vive attention au sein de l’opinion publique et de la communauté politique. En réponse aux critiques, les autorités ont maintenu que la mesure s’appuie sur des éléments juridiques et administratifs, dans un effort de rationalisation du cadre politique national.

Ce face‑à‑face avec les représentants diplomatiques vise à renforcer le dialogue entre Conakry et les chancelleries étrangères, tout en clarifiant la position guinéenne sur les réformes en cours.