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Abidjan, 24 octobre 2025 À quelques heures de l’élection prĂ©sidentielle du 25 octobre, la CĂŽte d’Ivoire entre dans une pĂ©riode cruciale de son histoire politique. Le prĂ©sident sortant, Alassane Ouattara, 83 ans, se prĂ©sente pour un nouveau mandat, appuyĂ© par la rĂ©forme constitutionnelle de 2020 qui a relancĂ© le dĂ©bat sur la limitation des mandats prĂ©sidentiels et l’alternance dĂ©mocratique.

Alors que la Commission Ă©lectorale assure que le processus se dĂ©roule dans la transparence, l’opposition continue de dĂ©noncer un “verrouillage institutionnel”, pointant du doigt une Cour constitutionnelle favorable au pouvoir en place, un accĂšs inĂ©gal aux mĂ©dias, et des conditions jugĂ©es dĂ©favorables Ă  une compĂ©tition Ă©quitable.

MalgrĂ© cela, le climat politique semble moins tendu qu’en 2010, lorsque des violences post Ă©lectorales avaient coĂ»tĂ© la vie Ă  plus de 3 000 personnes. Des observateurs internationaux sont attendus pour surveiller le dĂ©roulement du scrutin.

Les milieux économiques restent prudents. Les marchés financiers, fortement liés à la stabilité de la sous-région, suivent de prÚs cette élection, craignant une instabilité politique qui pourrait avoir un impact sur la croissance ivoirienne, pourtant solide ces derniÚres années.

Selon plusieurs analystes, la confiance des investisseurs dépendra fortement de la crédibilité des résultats et de la gestion post-électorale.

La CĂŽte d’Ivoire, moteur Ă©conomique de l’Afrique de l’Ouest, est scrutĂ©e par ses voisins et la communautĂ© internationale, qui espĂšrent voir un modĂšle de maturitĂ© dĂ©mocratique Ă©merger dans un contexte oĂč plusieurs pays de la rĂ©gion font face Ă  des transitions militaires ou Ă  des crises Ă©lectorales.

Au-delĂ  du choix d’un prĂ©sident, l’élection du 25 octobre sera un test pour les institutions ivoiriennes, pour la cohĂ©sion nationale, et pour l’avenir dĂ©mocratique d’une Afrique de l’Ouest en mutation.

Par Mohamed CAMARA