Conakry, avril 2026 À quelques semaines du double scrutin législatif et communal prévu le 31 mai, la scène politique guinéenne s’anime avec la publication de la liste provisoire des candidats par la Direction générale des élections (DGE). Une liste marquée par la présence de figures majeures de la transition, d’anciens ministres et d’acteurs de la société civile.
Parmi les candidatures les plus remarquées figure celle de Dansa Kourouma, actuel président du Conseil national de la Transition (CNT), qui se positionne sur la liste nationale du parti Union pour un Mouvement Populaire (UMP).
Sa présence traduit une volonté de plusieurs acteurs de la transition de transformer leur rôle institutionnel en légitimité électorale, à l’approche de la fin du processus transitoire.
D’autres membres du CNT sont également engagés dans la compétition, notamment le professeur Hassane Bah ou encore Jean-Paul Kotembendouno, candidat sous la bannière du parti FIDEL.
La liste révèle également l’entrée en politique de figures issues de la société civile. C’est le cas de la militante féministe Hadja Idrissa Bah, candidate sur la liste nationale de l’UMP.
Sa candidature symbolise une volonté croissante des acteurs engagés dans la défense des droits de participer directement aux instances décisionnelles.
Dans le même élan, des personnalités du monde des médias et du militantisme font leur apparition, traduisant une diversification des profils en lice pour ces élections.
Plusieurs anciens membres du gouvernement figurent également sur les listes, dont Jean-Paul Cédy, ancien ministre de l’Éducation, ainsi que Keamou Bogola Haba et Louapou Lamah, candidats sous différentes formations politiques.
Cette diversité de profils annonce une compétition électorale particulièrement ouverte, mêlant expérience politique et nouvelles ambitions.
Les élections législatives et communales du 31 mai 2026 constituent une étape clé pour la Guinée, avec pour objectif de doter le pays d’une nouvelle Assemblée nationale élue au suffrage universel.
Au-delà du renouvellement des institutions, ce scrutin pourrait redéfinir les équilibres politiques et marquer la transition vers un ordre constitutionnel stable.
La présence simultanée d’acteurs de la transition, d’anciens ministres et de figures de la société civile laisse entrevoir une recomposition profonde du paysage politique guinéen.
À l’approche du scrutin, une question demeure : ces candidatures traduisent-elles une simple continuité du pouvoir ou l’émergence d’une nouvelle génération politique ?
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