Conakry, avril 2026 Face à la situation critique de plusieurs dizaines de ressortissants guinéens bloqués en Mauritanie, les autorités de Guinée ont déclenché une opération d’urgence en mettant en place un pont aérien pour assurer leur rapatriement.
Selon les informations disponibles, cette initiative a été lancée sur instruction du Président de la transition, Mamadi Doumbouya, afin de porter assistance à des compatriotes en situation de grande précarité dans la zone minière de Zouerate, au nord de la Mauritanie
Le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, s’est personnellement rendu à Nouakchott pour coordonner les opérations de secours et organiser le retour des migrants.
Le rapatriement s’est articulé en deux étapes principales :
- d’abord, une évacuation terrestre des ressortissants depuis le nord du pays vers la capitale mauritanienne ;
- ensuite, l’établissement d’un pont aérien pour leur retour à Conakry.
Ce dispositif a permis de sécuriser le transfert des personnes concernées, souvent confrontées à des difficultés administratives et à des conditions de vie extrêmement précaires.
Le pont aérien est entré en phase opérationnelle dès le 14 avril 2026, avec l’arrivée d’un premier groupe de 122 Guinéens à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré.
Parmi eux figuraient des femmes et des enfants, témoignant de la vulnérabilité des personnes concernées. À leur arrivée, les rapatriés ont été pris en charge par les services sociaux pour faciliter leur réintégration.
À travers cette opération, les autorités guinéennes réaffirment leur engagement à protéger leurs citoyens, où qu’ils se trouvent. « Le Président suit la situation minute par minute », a assuré le chef de la diplomatie, soulignant la volonté de l’État de ne laisser aucun Guinéen en détresse à l’étranger.
Au-delà de l’urgence humanitaire, cette crise a également ouvert la voie à des discussions bilatérales entre la Guinée et la Mauritanie, notamment autour de la suppression des visas et du renforcement de la coopération diplomatique entre les deux pays.
Cette opération s’inscrit dans un contexte plus large de migrations irrégulières en Afrique de l’Ouest, où de nombreux jeunes tentent de rejoindre d’autres horizons au prix de risques considérables.
En mettant en place ce pont aérien, la Guinée envoie un signal clair : face aux crises migratoires, la protection des citoyens reste une priorité nationale.
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