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Conakry, 12 novembre 2025 Nouveau rebondissement dans la course Ă  la prĂ©sidentielle guinĂ©enne. L’opposant Cellou Dalein Diallo, actuellement en exil, a officiellement saisi la Cour de justice de la CEDEAO pour contester l’invalidation de sa candidature Ă  l’élection prĂ©sidentielle prĂ©vue le 28 dĂ©cembre 2025.

La Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (CENI) avait rejetĂ© la candidature de l’ancien Premier ministre, invoquant une condamnation antĂ©rieure pour dĂ©tournement de biens publics.
Une dĂ©cision que M. Diallo considĂšre comme arbitraire et politiquement motivĂ©e, estimant qu’elle vise Ă  l’écarter du processus dĂ©mocratique.

Dans une dĂ©claration rendue publique ce mercredi, le leader de l’UFDG a dĂ©noncĂ© « une violation flagrante de ses droits civils et politiques ».
Il justifie son recours Ă  la juridiction rĂ©gionale par la nĂ©cessitĂ© de « rĂ©tablir l’équitĂ© et l’État de droit en GuinĂ©e ».

BasĂ©e Ă  Abuja, la Cour de justice de la CEDEAO est compĂ©tente pour examiner les plaintes relatives aux violations des droits de l’homme dans les États membres de l’organisation ouest-africaine.
Elle devra dĂ©terminer si la dĂ©cision de la CENI respecte les normes juridiques rĂ©gionales, notamment celles relatives aux droits politiques, Ă  l’égalitĂ© devant la loi et Ă  la participation au processus Ă©lectoral.

Selon plusieurs juristes, cette procĂ©dure pourrait constituer un test pour l’indĂ©pendance et la crĂ©dibilitĂ© des institutions rĂ©gionales, dans un contexte oĂč les contentieux Ă©lectoraux se multiplient en Afrique de l’Ouest.

Ce recours intervient dans un contexte préélectoral tendu, marqué par des contestations autour de la transparence du processus.
À quelques semaines du scrutin, les observateurs rĂ©gionaux appellent Ă  la retenue et au dialogue entre les acteurs politiques pour prĂ©server la stabilitĂ© du pays.

Certains analystes estiment que la décision de la Cour de la CEDEAO, attendue dans les prochaines semaines, pourrait influencer significativement le climat politique guinéen, voire reconfigurer les équilibres électoraux.


Par Mohamed Camara