The DIVI future theme ?

En Guinée, il devient presque banal de voir des informations se propager à grande vitesse sur les réseaux sociaux, sans que personne ne prenne la peine d’en vérifier la source. Ici, l’émotion prime souvent sur la réflexion. Une image sortie de son contexte, une vidéo partagée à la va-vite, une rumeur mal fondée… et c’est toute une foule numérique qui s’enflamme, emportée par le courant du sensationnalisme.

La vérité ? Peu s’en soucient réellement. Le réflexe courant : on partage d’abord, on réfléchit (éventuellement) après. Dans cet univers numérique où tout va trop vite, la recherche du buzz a largement éclipsé la recherche de la vérité.

Dernier exemple en date : une altercation dans une cantine réservée aux travailleurs chinois a enflammé la toile. Une femme, pensant avoir affaire à un restaurant ouvert au public, a tenté d’y entrer pour consommer, sans savoir qu’il s’agissait d’un espace strictement réservé au personnel. Elle s’est heurtée à un refus immédiatement interprété, à tort, comme un acte raciste.

Heureusement, elle n’a pas été servie, car sinon, selon les rumeurs les plus folles, elle aurait peut-être goûté à de la viande de chat, de chien, voire de salamandre ou de vers de terre… Du grand n’importe quoi.

Soyons clairs : il ne s’agit pas de racisme, mais de bon sens. Cette cantine est un espace privé, tout comme celles que l’on trouve dans les écoles, ministères ou à la présidence. Si tu ne travailles pas là-bas, tu n’y as pas accès. Ce qui est privé reste privé.

Et puis franchement, si un endroit n’a ni enseigne, ni menu, ni publicité, il serait logique de se poser des questions avant d’y entrer, plutôt que de crier au scandale ensuite. Ce besoin constant de polémiquer sur tout et n’importe quoi devient lassant.

Nos ventres sont nos affaires. Personne n’a été forcé de manger quelque part. Avant de « remuer ciel et terre » pour une assiette douteuse, prenons le temps de réfléchir, de nous informer, et surtout… d’arrêter de tout dramatiser.