The DIVI future theme ?

Conakry, 23 octobre 2025

Depuis plusieurs jours, la pénurie de carburant continue de paralyser la vie économique et sociale dans plusieurs grandes villes de l’intérieur du pays. De Kamsar à Kankan, en passant par N’zérékoré, Siguiri et d’autres localités, les stations-service restent désespérément vides, poussant les habitants à se tourner vers le marché noir.

Sur le terrain, le constat est alarmant : le prix du litre d’essence, normalement fixé à 12 000 GNF, atteint désormais entre 15 000 et 25 000 GNF sur le marché parallèle. Une flambée qui impacte directement les transports, les activités commerciales et les déplacements à longue distance.

« Nous n’arrivons plus à travailler normalement. Les chauffeurs augmentent les tarifs, les marchandises n’arrivent plus à temps et certains taxis-motos ont arrêté leurs services », déplore un commerçant rencontré à Kankan.

Cette crise intervient dans un contexte régional tendu. Plusieurs attaques terroristes ont récemment visé des citernes de carburant au Mali et au Burkina Faso, provoquant une perturbation des flux logistiques. Une situation d’autant plus préoccupante que ces pays dépendent en partie des approvisionnements venus de Guinée.

Face à cette conjoncture, de nombreux citoyens appellent les autorités guinéennes à réagir rapidement pour éviter un blocage général. Plusieurs observateurs estiment qu’une meilleure gestion de la distribution et du contrôle des stocks serait nécessaire pour atténuer les effets de cette pénurie sur les populations.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore communiqué officiellement sur les mesures envisagées pour endiguer cette crise qui touche désormais l’ensemble du territoire national.