The DIVI future theme ?

La politique guinéenne a connu des hommes d’État, des visionnaires, des bâtisseurs. Elle a aussi connu, hélas, des manipulateurs de l’ombre, spécialistes de la confusion, de l’intrigue et de la survie personnelle au détriment de l’intérêt national. Tibou Kamara s’inscrit pleinement dans cette seconde catégorie.

Depuis des années, il se présente comme un intellectuel de haut niveau, un stratège hors pair, un homme de plume redouté. Mais derrière cette image soigneusement entretenue se cache une réalité bien plus sombre celle d’un conseiller dont l’héritage politique est jalonné d’échecs, de chutes brutales et de désastres institutionnels.

Le fait est simple, clair et incontestable. Tibou Kamara a été conseiller ou proche collaborateur de plusieurs chefs d’État majeurs de la sous-région, le Président Moussa Dadis Camara, le Président Alpha Condé et l’ex-président gambien Yahya Jammeh. Tous, sans exception, ont fini par être chassés du pouvoir, souvent dans l’humiliation, la contestation populaire et le chaos politique. À force de répétition, ce constat n’est plus une coïncidence c’est un schéma.

Un conseiller digne de ce nom éclaire, tempère, protège les institutions et anticipe les crises. Tibou Kamara, lui, a systématiquement encouragé des choix politiques hasardeux, une gouvernance personnalisée, une rupture avec le peuple et une concentration excessive du pouvoir. Résultat des régimes fragilisés, des États affaiblis et des nations plongées dans l’incertitude.

Sa véritable arme n’a jamais été la vision d’État. Sa véritable arme a toujours été la plume. Une plume utilisée non pas pour construire le débat démocratique, mais pour intimider, menacer, régler des comptes et exercer une pression politique permanente. Une plume transformée en instrument de chantage, mobilisée chaque fois que l’accès aux postes, aux privilèges ou à la reconnaissance institutionnelle lui échappait.

Aujourd’hui encore, cette méthode obsolète refait surface. Tribunes agressives, discours à géométrie variable, posture victimaire tout est bon pour tenter d’exister politiquement. Mais la Guinée a changé. Le peuple a mûri. Et surtout, le pouvoir actuel ne se laisse plus impressionner par les vieilles recettes de la manipulation intellectuelle.

Avec l’arrivée à la tête de l’État du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, un tournant historique s’est opéré. La Guinée est entrée dans une phase de refondation profonde, marquée par la rupture avec les pratiques anciennes, les arrangements de coulisses et les conseillers sans boussole morale.

Le Président Mamadi Doumbouya est un bâtisseur de la République, non un otage de plumes arrogantes ou de pressions médiatiques. Il s’appuie sur des cadres compétents, patriotes et engagés, qui travaillent jour et nuit pour restaurer l’autorité de l’État et la dignité du peuple guinéen. À ses côtés, des hommes comme le Général Amara Camara, Ousmane Doumbouya, Djiba Diakité, Amadou Oury Bah et d’autres incarnent une gouvernance de responsabilité, de rigueur et de loyauté républicaine.

Dans ce contexte nouveau, Tibou Kamara apparaît clairement comme une figure du passé, un produit d’un système défunt, incapable de s’adapter à une Guinée qui exige désormais des résultats, de l’éthique et une vision collective. Son influence est surestimée, son discours est discrédité, et ses méthodes sont rejetées par une société qui ne veut plus être manipulée.

L’histoire politique est sévère mais juste. Elle ne retient pas ceux qui intriguent, mais ceux qui construisent. Elle ne glorifie pas les faiseurs de rois déchus, mais les bâtisseurs d’institutions solides. À l’heure de la refondation nationale, le peuple guinéen sait désormais identifier ceux qui ont contribué à l’effondrement du passé et ceux qui œuvrent à la renaissance de l’avenir.

Le temps des illusions est terminé.

La Guinée avance.

Et elle avancera sans les manipulateurs d’hier.

M. Amadou KEITA

Président d’Honneur du Mouvement pour la Renaissance Nationale