Conakry, Le Tribunal de première instance de TPI de Kaloum a examiné ce mardi le dossier impliquant Lamine N’Diaye, un garde pénitentiaire poursuivi pour détention et introduction de substances psychotropes au sein de la Maison centrale de Conakry.
Placée en détention depuis le 12 février 2026, la personne mise en cause rejette catégoriquement les accusations portées contre elle. Selon les autorités judiciaires, l’agent est soupçonné d’avoir introduit des substances illicites dans l’établissement pénitentiaire.
À la barre, le garde pénitentiaire a présenté une version différente des faits. Il affirme que l’affaire remonte à une opération de fouille menée par des gendarmes le 10 février 2026 à la prison centrale de Conakry. Selon son témoignage, les gardes pénitentiaires présents auraient été temporairement mis à l’écart pendant l’intervention.
Le prévenu explique qu’au cours de la fouille, il aurait ramassé un sachet contenant une somme d’argent, plusieurs téléphones portables et du cannabis, avec l’intention de le remettre à sa hiérarchie. Il affirme toutefois avoir été interpellé par des gendarmes qui auraient interprété son comportement comme suspect.
Lamine N’Diaye soutient que les objets présentés dans le cadre de l’enquête ne lui appartiennent pas et qu’il n’a fait que récupérer le sachet découvert lors de l’opération. Agent pénitentiaire depuis l’an 2000, il affirme avoir servi dans plusieurs préfectures du pays et rejette toute implication dans un acte contraire à ses fonctions.
Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités guinéennes affirment vouloir renforcer la lutte contre l’introduction d’objets et de substances prohibés dans les établissements pénitentiaires.
Le tribunal devra désormais examiner les différents éléments du dossier afin de déterminer les responsabilités dans cette affaire qui suscite déjà de nombreuses réactions dans l’opinion publique.
Commentaires récents