Paris, 6 octobre 2025
À l’issue d’une rencontre à l’Élysée ce lundi, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a fait part de sa déception quant aux réponses apportées par le président de la République.
« Je regrette que les réponses du président ne laissent entrevoir aucune éclaircie », a déclaré le député du Nord à la presse, évoquant un échange « courtois mais sans perspectives concrètes » sur les grandes questions sociales et économiques du moment.
Selon nos informations, la rencontre portait essentiellement sur la dégradation du pouvoir d’achat, la hausse du coût de la vie et la nécessité d’une réforme fiscale plus équitable. Fabien Roussel a plaidé pour une hausse immédiate des salaires et des retraites, ainsi qu’un gel des prix des produits de première nécessité, propositions jugées « urgentes » face à la situation des ménages les plus modestes.
Mais, selon le leader communiste, le chef de l’État est resté évasif :
« Le président semble plus préoccupé par les équilibres budgétaires européens que par les difficultés quotidiennes des Français », a-t-il ajouté, dénonçant « une politique qui continue de protéger les profits plutôt que les travailleurs ».
Autre point de désaccord : la politique énergétique du gouvernement. Roussel a réaffirmé son opposition à la privatisation progressive d’EDF et demandé un retour à une maîtrise publique totale du secteur, afin de garantir des prix stables et un investissement durable dans les énergies propres.
Sur la fiscalité, le secrétaire du PCF a appelé à un impôt sur les superprofits, estimant que « les grandes entreprises doivent contribuer davantage à l’effort national ».
Malgré le ton mesuré de son entretien, Fabien Roussel n’a pas caché sa détermination à poursuivre son combat politique sur le terrain.
« L’espoir viendra du peuple, pas des salons dorés de la République », a-t-il lancé, annonçant une série de rencontres locales avec les syndicats, associations et élus de terrain pour préparer un automne social qu’il souhaite « fort et revendicatif ».
Cette déclaration intervient alors que le gouvernement fait face à une multiplication de mouvements sociaux et à une impopularité croissante sur les réformes du travail et des retraites.
Les partis de gauche, bien que divisés, tentent de maintenir une pression politique commune, tandis que l’exécutif cherche à préserver sa stabilité à l’approche de nouvelles échéances électorales.
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