Bissau 1er novembre 2025. Le chef d’état-major adjoint de l’armée a annoncé ce samedi que les forces armées bissau-guinéennes ont mis fin à une tentative de coup d’État survenue dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Plusieurs hauts gradés sont impliqués, dont le brigadier-général Daba Na Walna, directeur d’une école de formation militaire près de la capitale.
Une opération coordonnée a permis l’arrestation de plusieurs officiers supérieurs au cours de la nuit, selon un communiqué militaire. Le général Na Walna est notamment accusé d’avoir joué un rôle central dans l’organisation d’un complot visant à « subvertir l’ordre constitutionnel » et à entraver le processus électoral prévu pour novembre.
D’après l’armée, l’opération coup de force visait à déstabiliser le pays à l’approche des élections législatives et présidentielles de novembre-2025.
Le président Umaro Sissoco Embaló, au pouvoir depuis 2020, a fustigé l’acte comme une « nouvelle tentative de renversement de l’ordre constitutionnel ». Le pays, considéré comme l’un des plus instables d’Afrique de l’Ouest, a déjà connu plusieurs coups d’État et tentatives de déstabilisation depuis son indépendance.
L’arrestation intervient quelques jours seulement avant le lancement de la campagne électorale du 23 novembre 2025, ce qui renforce l’attention des observateurs sur la stabilité politique en Guinée-Bissau.
- Garantir le bon déroulement des élections dans un climat apaisé.
- Prévenir toute escalade militaire ou division au sein des forces de sécurité.
- Restaurer la confiance de la communauté internationale dans le processus démocratique bissau-guinéen.
Cette affaire souligne une fois de plus la fragilité de la gouvernance politique en Guinée-Bissau et le rôle récurrent que l’armée y joue. Elle rappelle l’urgence pour les autorités de renforcer les institutions, de garantir la transparence des processus électoraux et d’apaiser les tensions dans un pays déjà marqué par des crises récurrentes.
Par Mohamed CAMARA
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