Enquête exclusive de G24News.Info Derrière l’invitation du Gabon la Mauritanie, du Sénégal, de la Guinée-Bissau et du Liberia, un plan d’endiguement stratégique se dévoile.

Une invitation… ou une injonction déguisée ?

The DIVI future theme ?

Dans les arcanes feutrés de la diplomatie mondiale, aucun geste n’est innocent. Lorsque Donald Trump, revenu au premier plan de la scène politique américaine, convoque cinq chefs d’État africains à Washington, ce n’est pas pour célébrer l’amitié ou parler développement.

Non. C’est pour réaligner des pièces d’un échiquier géopolitique qui lui échappent.

Les pays invités ? Gabon,Mauritanie, Sénégal, Guinée-Bissau, Liberia.
Les pays non invités ? Tous les autres, y compris les alliés traditionnels.

Alors, pourquoi eux ? Pourquoi maintenant ? Et surtout, dans quel but ?
L’enquête de G24News.Info révèle un plan d’endiguement silencieux, une opération de recalibrage géostratégique, digne des grandes manœuvres de la guerre froide.

Gabon : le lien toxique avec Malabo

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a été accueilli avec prudence par les États-Unis après son coup d’État. Mais un détail change la donne : ses liens familiaux avec Teodoro Obiang Nguema, président de la Guinée équatoriale, où une base militaire russe est en cours d’installation.

Washington suspecte que le Gabon puisse servir de relais ou de soutien logistique à cette implantation russe dans le Golfe de Guinée une ligne rouge pour la diplomatie américaine.

L’invitation d’Oligui est en réalité un interrogatoire à huis clos. Soit il coupe les ponts avec Malabo, soit il rejoint la liste noire des “alliés incertains”.

 

Mauritanie : pivot militaire sous surveillance

La Mauritanie est devenue un hub silencieux des opérations militaires occidentales au Sahel. OTAN, CIA, DGSE, tout le monde y opère.
Mais sous ce vernis de coopération, des zones d’ombre persistent : tolérance passive vis-à-vis de réseaux jihadistes, facilitation logistique douteuse, et jeux croisés avec certaines factions opérant au Mali.

Une journaliste infiltrée récemment dans le nord du Mali l’aurait fait via un corridor discret entre Nouakchott et Tombouctou preuve d’un laxisme tactique ou d’un double-jeu ?

Trump convoque la Mauritanie non pour la féliciter, mais pour l’aligner. Il veut la verrouiller dans l’architecture sécuritaire américaine… et la sortir de sa semi-neutralité stratégique.

Sénégal : entre Washington et Moscou, le cœur hésite

L’élection de Bassirou Diomaye Faye, associée à l’ascension d’Ousmane Sonko, a changé la dynamique du Sénégal. L’ancienne “vitrine de la Françafrique” explore de nouvelles alliances.
Entre des signaux adressés à la Russie, une volonté affichée de rejoindre les BRICS, et des critiques ouvertes contre le néocolonialisme, Dakar n’est plus un “pion sûr”.

Mais l’armée sénégalaise reste profondément connectée aux réseaux OTAN.

Trump veut “éteindre le feu avant qu’il ne se propage”. Il convoque Faye pour tester sa loyauté, identifier ses limites, et lui faire comprendre que les États-Unis ne toléreront pas un deuxième Mali ou Burkina au cœur de la CEDEAO.

Guinée-Bissau : le funambule géopolitique

Le président Umaro Sissoco Embaló navigue entre les blocs comme un équilibriste : un jour à Moscou, le lendemain à Paris, le surlendemain à Washington.
Mais dans une époque de reconfiguration mondiale, l’ambiguïté est un risque stratégique. Les puissances ne veulent plus d’hésitants, mais des engagés.

La convocation d’Embaló est un test de fidélité. Il doit choisir entre sa diplomatie “caméléon” ou une ligne claire avec l’axe occidental.
Washington craint qu’un “non-aligné actif” ne devienne un “cheval de Troie multipolaire”.

Liberia : l’enfant prodigue qui veut s’émanciper

Historiquement, le Liberia est le prolongement symbolique des États-Unis en Afrique. Drapeau calqué, système politique inspiré de Washington, liens directs avec la diaspora afro-américaine.

Mais depuis l’élection de Joseph Boakai, la donne change. Le président souhaite diversifier ses partenariats stratégiques, et a exprimé un intérêt discret pour la Chine, la Russie et le Brésil.

Pour Trump, c’est une alarme rouge. Le Liberia n’est pas un pays africain “comme les autres” pour les États-Unis. C’est une chasse gardée.

Boakai est convoqué pour un recadrage musclé : “Tu viens d’ici, tu restes ici.”

Avec cette convocation sélective, Trump n’improvise pas. Il suit une logique claire endiguement préventif, verrouillage des points névralgiques, neutralisation des bascules vers Moscou ou Pékin.

Ces cinq pays ont un point commun : ils ne sont ni perdus, ni sûrs.
Ils sont à la croisée des chemins. Et pour Washington, c’est là que tout se joue.

Ce que beaucoup de médias présentent comme un “sommet d’amitié” est en réalité une manœuvre de domination stratégique.

Ce n’est pas une invitation. C’est une convocation.
Ce n’est pas une célébration. C’est un avertissement.
Ce n’est pas du partenariat. C’est du verrouillage.

L’Afrique reste le continent le plus courtisé, le plus riche, et pourtant le plus divisé.

Si ses dirigeants ne comprennent pas qu’ils sont les derniers à avoir le luxe de l’ambiguïté, ils seront contraints de choisir… ou de disparaître du jeu.

À G24News.Info, nous ne rapportons pas les apparences. Nous dévoilons les vérités.