Conakry, 06 novembre 2025 À quelques semaines du scrutin présidentiel prévu pour le 28 décembre 2025, la tension monte autour du dépôt des candidatures. Si les états-majors politiques peaufinent leurs stratégies, une autre bataille plus discrète mais tout aussi décisive se joue sur le terrain juridique : le respect scrupuleux du Code électoral.
Selon les dispositions en vigueur, toute fausse déclaration, omission volontaire ou tentative de fraude dans un dossier soumis à la Cour constitutionnelle peut entraîner l’invalidation pure et simple de la candidature, assortie de poursuites judiciaires.
Le texte est sans ambiguïté : les infractions liées à la présentation de documents falsifiés, à la dissimulation d’informations ou à la non-conformité du casier judiciaire constituent des délits électoraux. Les contrevenants s’exposent à des amendes, voire à des peines d’emprisonnement, ainsi qu’à l’interdiction de se présenter à toute élection future.
Dans ce contexte, les candidats à la magistrature suprême sont désormais sous haute surveillance.
Une double nationalité non déclarée, une inéligibilité cachée ou un document administratif altéré pourraient suffire à compromettre une ambition présidentielle.
Les autorités électorales et la Cour constitutionnelle entendent faire respecter la loi avec la plus grande rigueur, afin de garantir un processus transparent et crédible. Ce climat de vigilance traduit la volonté du pays de rompre avec les pratiques opaques du passé et de consolider la confiance dans les institutions.
Si les sanctions judiciaires sont sévères, les conséquences politiques peuvent s’avérer tout aussi redoutables. Une accusation de fraude ou une disqualification, même précoce, peut anéantir une carrière et écorner durablement la crédibilité d’un candidat.
Le retrait du parrainage d’un parti, la perte du soutien d’alliés stratégiques ou encore la défiance de l’opinion publique sont autant de risques politiques pour ceux qui choisiraient la dissimulation plutôt que la transparence.
Dans une Guinée qui aspire à la stabilité institutionnelle et à la confiance démocratique, la vérité et la conformité légale deviennent des atouts aussi puissants que la popularité ou le charisme.
Chaque candidat devra donc jouer la carte de la probité et de la conformité s’il veut convaincre et durer.
L’élection présidentielle de 2025 s’annonce ainsi non seulement comme une bataille d’idées, mais aussi comme un test de crédibilité pour la classe politique guinéenne.
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