Il fut un temps où, dans nos villages, personne ne manquait de riz au moment du repas.
Il suffisait de frapper à la porte du voisin, et une assiette apparaissait aussitôt simple, chaude, partagée.
Aujourd’hui, dans nos grandes villes, on croise des visages affamés, des regards perdus, et des gens pressés qui détournent la tête.
Le bruit des klaxons a remplacé celui des salutations.
Les portables ont pris la place des paroles.
Et dans cette foule connectée, beaucoup meurent de solitude.
À Conakry, à Bamako, à Dakar ou à Abidjan, la misère ne se cache plus : elle s’étale dans les rues, entre les embouteillages et les panneaux publicitaires.
Mais le pire, ce n’est pas la pauvreté elle-même.
C’est l’indifférence.
Chaque jour, un enfant s’endort sans dîner.
Une mère hésite entre acheter du riz ou des médicaments.
Un vieillard tend la main sans qu’on la voie.
Nos sociétés avancent, oui.
Mais vers où ?
Quand on oublie de regarder ceux qui tombent derrière, peut-on encore parler de progrès ?
Le vrai développement, ce n’est pas seulement des routes, des immeubles ou des chiffres de croissance.
C’est un cœur collectif qui bat encore pour les autres.
C’est la capacité d’un peuple à s’arrêter un instant pour dire : “Et toi, comment tu vas vraiment ?”
Conclusion
Tant qu’un seul de nos frères aura faim, tant qu’une seule de nos sœurs pleurera dans le silence,
notre victoire sera incomplète.
Ce n’est pas la charité qu’il faut retrouver,
mais l’humanité.
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