Conakry, Après la démission de l’ancien gouvernement consécutive à l’investiture du président Mamadi Doumbouya, l’État guinéen a présenté une nouvelle structuration du gouvernement, marquant une étape importante dans la recomposition de l’exécutif. Ce remaniement intervient dans un contexte de transition politique et de consolidation des institutions républicaines.
La composition du nouveau gouvernement reflète les priorités annoncées par le président Doumbouya, notamment en matière de relance économique, de réformes institutionnelles, de sécurité, et de développement social. Cette restructuration est aussi perçue comme une réponse aux attentes des partenaires nationaux et internationaux souhaitant une équipe exécutive efficace et représentative.
Aux termes de l’article 1er du décret présidentiel, le gouvernement de la République de Guinée est structuré comme suit :
- Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme
- Ministère de la Défense nationale
- Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation
- Ministère de la Sécurité et de la Protection civile
- Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger
- Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget
- Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement
- Ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique
- Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale
- Ministère des Mines et de la Géologie
- Ministère de l’Agriculture
- Ministère de l’Élevage
- Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime
- Ministère de l’Industrie et du Commerce
- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
- Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle
- Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat
- Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique
- Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité
- Ministère de la Jeunesse et des Sports
- Ministère des Infrastructures
- Ministère des Transports
- Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation
- Ministère de l’Environnement et du Développement durable
- Ministère de l’Énergie
- Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures
- Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire
- Secrétariat général du Gouvernement
- Secrétariat général des Affaires religieuses
La nouvelle équipe ministérielle se caractérise par une redistribution des portefeuilles, ainsi que par l’arrivée de responsables issus de différentes sensibilités politiques et technocratiques, choisis pour leur expertise dans des secteurs clés. Parmi les priorités affichées figurent :
- la relance de l’activité économique ;
- l’amélioration du climat des affaires et l’attraction des investissements ;
- la modernisation de l’administration publique ;
- le renforcement du système de santé et de l’éducation ;
- et la sécurité intérieure et extérieure.
Cette configuration s’inscrit dans la volonté de répondre de manière plus ciblée aux défis socio-économiques tout en favorisant une meilleure gouvernance.
Parmi les changements notables figurent :
- la nomination ou la reconduction de ministres aux portefeuilles stratégiques, choisis pour leur expérience et leurs compétences sectorielles ;
- une réorganisation ou fusion de certains départements ministériels pour accroître l’efficacité administrative et réduire les chevauchements dans l’action gouvernementale ;
- la création éventuelle de nouveaux secrétariats d’État ou d’unités spécialisées pour des dossiers prioritaires tels que la transformation digitale, la jeunesse et l’emploi, ou encore la décentralisation.
Selon des sources proches de la présidence, cette nouvelle gouvernance est conçue pour intensifier la mise en œuvre des politiques publiques en faveur du développement durable, tout en consolidant l’environnement institutionnel post-électoral.
La publication de la nouvelle structure gouvernementale a été accueillie avec intérêt par les acteurs politiques, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers. Plusieurs observateurs estiment que ce remaniement ouvre une nouvelle phase de mise en œuvre des réformes annoncées par le président Doumbouya, notamment en matière de transparence, de gestion des ressources publiques et de réforme du secteur public.
Des voix au sein de l’opposition ont appelé, pour leur part, à une approche inclusive, soulignant l’importance d’intégrer davantage de représentativité politique et sociale dans l’exécutif pour renforcer l’unité nationale et répondre aux attentes des citoyens.
Alors que la Guinée s’engage dans ce nouveau cycle institutionnel, l’exécutif devra relever plusieurs défis, notamment :
- la relance économique face aux pressions inflationnistes ;
- l’emploi des jeunes et la formation professionnelle ;
- le renforcement du système de santé et des infrastructures éducatives ;
- et la sécurité intérieure dans un contexte régional instable.
Le gouvernement se dit déterminé à poursuivre les actions engagées, tout en adaptant les stratégies pour répondre aux réalités socio-économiques du pays et aux aspirations de la population.
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