Conakry, La composition du nouveau gouvernement guinéen, dévoilée récemment, se caractérise par l’écartement de sept ministres sortants, dont plusieurs figures connues de l’exécutif précédent. Parmi eux, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Namory Camara, ne figure pas dans la nouvelle équipe gouvernementale, suscitant des commentaires politiques et institutionnels.
Cette restructuration de l’Exécutif intervient dans le cadre de la recomposition annoncée après la démission du gouvernement qui avait accompagné la transition post-électorale. Elle s’inscrit dans la volonté affichée du président Mamadi Doumbouya de redéfinir les orientations politiques et de renouveler l’équipe en charge de la mise en œuvre des politiques publiques.
Parmi les ministres sortants non reconduits figurent des responsables ayant occupé des portefeuilles clés. Leur départ marque un changement notable dans la gestion gouvernementale, alors que l’exécutif entend donner un nouveau souffle à l’action publique.
La non-reconduction de Namory Camara, qui avait piloté les dossiers économiques et financiers, est particulièrement remarquée, au moment où le pays s’attelle à consolider ses performances macroéconomiques et à attirer davantage d’investissements étrangers.
L’écartement de ces ministres ne signifie pas nécessairement un désaveu total de leur action passée, mais traduit plutôt une redéfinition des priorités politiques et une orientation vers des profils jugés plus adaptés aux enjeux actuels du pays.
Selon des sources proches de la présidence, cette nouvelle structuration vise :
- à renforcer l’efficacité de l’action gouvernementale ;
- à adaptater l’exécutif aux priorités de développement et de réformes définies par le chef de l’État ;
- à intégrer des personnalités aux compétences techniques pointues pour aborder des dossiers stratégiques (croissance économique, sécurité, gouvernance, services publics).
La recomposition ministérielle est également perçue comme une étape nécessaire pour soutenir l’implémentation des engagements pris lors de la campagne présidentielle et répondre aux attentes sociales, économiques et institutionnelles des populations.
Les réactions à cette annonce ont été variées. Au sein de la classe politique guinéenne, certains observateurs ont salué le renouvellement des équipes comme un signe de dynamisme et de volonté de changement. D’autres, notamment du côté des organisations politiques et sociales, ont souligné la nécessité de davantage de transparence et de communication sur les critères de sélection des nouveaux membres du gouvernement.
Plusieurs acteurs de la société civile ont également appelé à une gouvernance inclusive, en souhaitant que les nominations reflètent une représentativité équilibrée des différentes régions et sensibilités du pays.
À l’aube de cette nouvelle étape de la vie politique guinéenne, l’attention est désormais portée sur la mise en œuvre des politiques publiques par le nouveau gouvernement, ainsi que sur les mesures concrètes que les ministres reconduits et nouvellement nommés mettront en œuvre pour répondre aux défis du pays : croissance économique durable, emploi des jeunes, amélioration des services sociaux et sécurité.
La capacité de cette équipe renouvelée à répondre aux attentes de la population guinéenne sera déterminante pour la stabilité politique et la confiance dans les institutions.
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