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Conakry, 6 mai 2026 La lutte contre les irrégularités dans l’administration publique franchit une nouvelle étape en Guinée. Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire portant sur de présumés faits de corruption et de détournements liés au Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS).

Selon le communiqué du parquet spécial, cette enquête intervient dans le cadre des opérations de fiabilisation et d’assainissement du fichier administratif de la fonction publique, outil central dans la gestion des salaires des agents de l’État.

Les investigations visent plusieurs infractions présumées, notamment :

  • corruption d’agents publics ;
  • enrichissement illicite ;
  • faux et usage de faux en écritures publiques ;
  • prise illégale d’intérêt ;
  • concussion ;
  • blanchiment de capitaux ;
  • et complicité.

Pour conduire cette enquête, une équipe mixte regroupant des officiers de police judiciaire issus de la gendarmerie et de la police nationale a été mise en place. Plusieurs services spécialisés ont été mobilisés afin de vérifier la conformité des données administratives et salariales de la fonction publique.

Les enquêteurs devront notamment :

  • contrôler l’authenticité des diplômes ;
  • vérifier la présence physique des agents ;
  • examiner les situations salariales ;
  • et identifier d’éventuels « fonctionnaires fantômes ».

Cette accélération judiciaire intervient après l’identification de plusieurs centaines d’agents en situation irrégulière dans l’administration publique. Selon des informations relayées par la presse guinéenne, plus de 650 dossiers feraient actuellement l’objet de vérifications administratives approfondies.

Dans l’attente des résultats, certaines rémunérations auraient déjà été suspendues à titre conservatoire afin de préserver l’intégrité du système de paie de l’État.

Créée après l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya, la Cour de répression des infractions économiques et financières est devenue l’instrument central de la politique anticorruption menée par les autorités de transition.

Depuis plusieurs années, la juridiction traite des dossiers impliquant d’anciens hauts responsables de l’État et des affaires de présumés détournements de fonds publics.

Pour les observateurs, cette enquête autour du FUGAS constitue un test important pour les efforts de modernisation de l’administration guinéenne.

L’assainissement du fichier de la fonction publique est présenté par les autorités comme un levier essentiel pour :

  • réduire les dépenses frauduleuses ;
  • améliorer la transparence budgétaire ;
  • et renforcer la crédibilité de la gouvernance publique.

L’enquête étant ouverte contre X, aucune responsabilité individuelle n’a, à ce stade, été officiellement établie.