The DIVI future theme ?

Conakry, 5 mai 2026 Les 416 pèlerins guinéens victimes d’une vaste affaire d’escroquerie lors du Hajj 2025 effectueront finalement leur pèlerinage cette année, conformément aux engagements pris par les autorités guinéennes après le scandale qui avait secoué l’organisation du voyage religieux.

Alors que les premiers convois ont déjà quitté Conakry à destination de l’Arabie saoudite, les victimes de l’affaire de 2025 ne figuraient toutefois pas encore parmi les premiers départs.

Selon Amara Sylla, porte-parole du collectif des victimes, toutes les démarches administratives nécessaires ont été accomplies. Les pèlerins concernés disposent déjà de leurs visas, kits de voyage et affectations logistiques pour le séjour à La Mecque.

Le collectif se veut rassurant quant au respect des engagements gouvernementaux, affirmant que les départs des victimes interviendront progressivement dans les différents convois programmés pour cette édition 2026.

En 2025, plusieurs centaines de candidats au pèlerinage avaient été victimes d’une escroquerie après avoir versé d’importantes sommes d’argent à une femme se présentant comme proche du pouvoir guinéen.

L’affaire avait provoqué une vive indignation dans le pays et mis en lumière de graves dysfonctionnements dans l’organisation du Hajj. Après plusieurs semaines de polémique, le gouvernement était intervenu pour promettre la prise en charge gratuite des victimes lors de l’édition suivante.

Selon les représentants des pèlerins recalés, les dysfonctionnements enregistrés l’an dernier auraient touché plus de 1 500 personnes réparties dans plusieurs groupes distincts.

Le collectif des 416 victimes constitue l’un des groupes les plus médiatisés de cette affaire, devenue emblématique des difficultés ayant entouré le Hajj 2025 en Guinée.

Les responsables des pèlerins concernés reconnaissent toutefois des améliorations notables dans l’organisation du Hajj cette année. Uniformes, répartition des convois, hébergements et suivi logistique auraient été renforcés afin d’éviter les dysfonctionnements précédemment dénoncés.

Pour les autorités, cette édition 2026 représente un test majeur de crédibilité dans la gestion du pèlerinage, l’un des événements religieux les plus sensibles du pays.

Au-delà du voyage religieux, le départ annoncé des victimes est perçu comme une tentative de réparation morale après une affaire ayant profondément marqué de nombreuses familles guinéennes.

Reste désormais à observer si l’organisation du Hajj 2026 permettra effectivement de tourner la page d’un scandale qui avait fortement terni l’image de la gestion du pèlerinage en Guinée.