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Conakry, Le gouvernement guinéen poursuit son offensive contre les irrégularités dans l’administration publique. Les salaires de 652 agents de l’État ont été provisoirement suspendus à la suite d’opérations de contrôle menées dans le cadre de l’assainissement du Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS).

Selon les autorités, cette mesure intervient après des vérifications portant sur la conformité des dossiers administratifs et la situation réelle des agents concernés.

Les investigations auraient permis de détecter plusieurs anomalies présumées, notamment :

  • des absences prolongées non justifiées ;
  • des incohérences administratives ;
  • des cas de doublons ;
  • ou encore des situations suspectées de fraude dans la gestion des effectifs publics.

Les autorités précisent toutefois que les suspensions demeurent provisoires, dans l’attente des conclusions définitives des procédures de contrôle.

Le Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde constitue aujourd’hui l’outil central de gestion des ressources humaines et des rémunérations dans la fonction publique guinéenne.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les opérations de fiabilisation de cette base de données afin de lutter contre les « fonctionnaires fictifs », les paiements irréguliers et les dysfonctionnements administratifs.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’administration et de maîtrise des dépenses publiques.

Pour les autorités de transition, l’assainissement du fichier de la fonction publique vise à renforcer la crédibilité de l’État et à améliorer la gouvernance financière.

Les opérations de contrôle engagées devraient également permettre de :

  • rationaliser la masse salariale ;
  • améliorer la traçabilité des paiements ;
  • et optimiser la gestion des effectifs publics.

Cette décision suscite néanmoins des inquiétudes chez certains agents publics, notamment concernant les impacts sociaux de ces suspensions salariales provisoires.

Des observateurs appellent ainsi les autorités à garantir un traitement rigoureux, transparent et équitable des dossiers afin d’éviter d’éventuelles erreurs administratives.

Cette mesure intervient dans un contexte marqué par le renforcement des opérations de contrôle et des enquêtes judiciaires autour du FUGAS, notamment avec l’ouverture récente d’investigations par la CRIEF sur des soupçons de corruption et de détournements présumés liés à la gestion du fichier administratif de l’État.

Pour le gouvernement, cette phase d’assainissement est présentée comme un passage nécessaire vers une administration publique plus fiable, plus transparente et davantage conforme aux standards de bonne gouvernance.