Washington, Le haut responsable militaire américain pour l’Amérique latine, l’amiral Alvin Holsey, a quitté prématurément ses fonctions à la tête du U.S. Southern Command (SOUTHCOM), moins d’un an après sa prise de poste. L’information a été confirmée par des sources militaires américaines.
L’amiral Holsey a également annoncé son départ à la retraite, deux ans avant l’échéance initialement prévue, une décision qui intervient dans un contexte géopolitique et sécuritaire particulièrement sensible pour la région.
Le U.S. Southern Command est chargé de superviser les opérations militaires américaines en Amérique latine et dans les Caraïbes, une zone marquée ces derniers mois par des tensions accrues, notamment avec le Venezuela.
Selon plusieurs observateurs, le départ anticipé de l’amiral Holsey intervient alors que son commandement faisait face à des critiques internes et externes, en particulier après des opérations américaines visant des embarcations suspectées de trafic de drogue, certaines ayant donné lieu à des frappes controversées.
Ces opérations, bien que justifiées par Washington comme relevant de la lutte contre le narcotrafic et les menaces transnationales, ont suscité des interrogations sur leur proportionnalité et leurs implications diplomatiques dans la région.
Dans l’attente de la nomination officielle d’un nouveau commandant par les autorités américaines, c’est le lieutenant-général Evan Pettus, adjoint de l’amiral Holsey, qui assure l’intérim à la tête du SOUTHCOM.
Le Pentagone a indiqué que la continuité des opérations et des partenariats sécuritaires régionaux resterait pleinement assurée durant cette phase de transition.
Le départ prématuré de l’amiral Holsey est attentivement observé à Washington comme dans les capitales latino-américaines. Il soulève des interrogations sur la stratégie américaine dans la région, à un moment où les États-Unis cherchent à renforcer leur influence sécuritaire face à des défis multiples : narcotrafic, migrations, instabilité politique et rivalités géopolitiques.
Aucune précision officielle n’a pour l’instant été donnée quant aux raisons exactes de cette décision, le Pentagone évoquant simplement un choix personnel lié à la retraite.
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