Conakry Quelques semaines après l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, remportée par Mamadi Doumbouya, les autorités guinéennes annoncent une accélération du calendrier électoral visant à achever le processus de retour à l’ordre constitutionnel.
Selon le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, les élections législatives seront organisées dès le mois de mars, ouvrant ainsi une nouvelle séquence du processus politique. Elles seront suivies par les élections communales, avec pour objectif d’installer l’ensemble des institutions républicaines avant l’hivernage.
Cette réorganisation du calendrier électoral s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de mettre un terme définitif à la transition et de rétablir pleinement le fonctionnement normal des institutions issues du suffrage universel.
« L’objectif est clair : doter le pays d’institutions légitimes, élues, et pleinement opérationnelles dans les meilleurs délais », a indiqué le porte-parole du gouvernement, soulignant la nécessité de respecter les engagements pris auprès du peuple guinéen et des partenaires internationaux.
Le choix d’organiser les scrutins avant l’hivernage répond également à des impératifs logistiques et sécuritaires, les conditions climatiques rendant souvent plus complexes l’organisation d’élections sur l’ensemble du territoire national.
Les autorités électorales sont ainsi appelées à intensifier les préparatifs, notamment en matière de formation des acteurs électoraux, de déploiement du matériel et de sensibilisation des citoyens.
Cette annonce est perçue par plusieurs observateurs comme un signal fort de normalisation politique, après plusieurs années de transition. Elle marque la volonté du nouveau pouvoir exécutif de consolider les bases institutionnelles du pays et de renforcer la légitimité démocratique des organes de gouvernance.
La réussite de ce processus dépendra toutefois du climat politique, du respect des règles électorales et de l’implication de l’ensemble des acteurs concernés.
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