The DIVI future theme ?

Jérusalem, Les propos du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, provoquent une onde de choc sur la scène internationale. Ce dernier a déclaré que « l’Autorité palestinienne doit disparaître de la carte et les villages d’où viennent les terroristes doivent ressembler à Rafah et Beit Hanoun ».

Une sortie qui intervient dans un climat déjà explosif marqué par la poursuite des hostilités entre Israël et le Hamas, ainsi que par des tensions accrues en Cisjordanie.

Dans les milieux politiques israéliens, les propos de Smotrich divisent. Ses alliés d’extrême droite les considèrent comme une réponse ferme face aux attaques armées, tandis que l’opposition y voit un discours irresponsable risquant d’isoler davantage Israël sur la scène internationale.

Du côté palestinien, la déclaration est perçue comme une menace directe à leur existence politique. Un porte-parole officieux de l’Autorité palestinienne a dénoncé « un appel clair au nettoyage politique et territorial », annonçant la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU.

À l’ONU, le secrétaire général António Guterres a exprimé sa « profonde inquiétude » face à des propos « qui sapent les perspectives d’un règlement pacifique du conflit ».

Aux États-Unis, le Département d’État a réaffirmé son soutien à une solution à deux États et a appelé les responsables israéliens « à la retenue dans leurs déclarations ».

La Ligue arabe, pour sa part, a fermement condamné « une incitation à l’escalade », exhortant la communauté internationale à protéger les droits du peuple palestinien.

Enfin, plusieurs capitales européennes, dont Paris et Berlin, ont réagi avec prudence mais fermeté. La diplomatie française a rappelé qu’« aucune solution durable ne peut passer par l’effacement de l’Autorité palestinienne », tandis que l’Allemagne a souligné que « les propos de responsables politiques doivent contribuer à la paix et non à la haine ».

Cette polémique survient alors que les efforts de médiation régionaux et internationaux peinent à obtenir un cessez-le-feu durable. Les déclarations de Smotrich risquent de fragiliser encore davantage les négociations en cours et de renforcer la méfiance entre les deux camps.

Pour de nombreux analystes, ces prises de position extrêmes compliquent toute perspective de désescalade et pourraient alimenter un nouveau cycle de violences.