The DIVI future theme ?

Conakry, La Cour suprême de Guinée a officiellement proclamé, ce dimanche, Mamadi Doumbouya président de la République au terme de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, confortant ainsi sa victoire dès le premier tour du scrutin.

Lors d’une audience solennelle, le premier président de la Cour suprême, Fodé Bangoura, a annoncé que Doumbouya a recueilli 4 594 262 voix, soit 86,72 % des suffrages valablement exprimés, sur un total de plus de 5,2 millions de suffrages comptabilisés. La haute juridiction l’a ainsi déclaré élu président de la République pour un mandat de sept ans, conformément à la nouvelle Constitution adoptée en 2025.

Le scrutin, qui marque la fin d’une transition politique de quatre ans, s’est tenu dans un contexte institutionnel réformé, après l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections générales. Mamadi Doumbouya, ancien chef de la junte au pouvoir depuis 2021, s’était présenté à cette élection en tant que candidat indépendant, soutenu par le mouvement Génération pour la Modernité et le Développement (GMD).

La confirmation de son élection par la Cour suprême met un terme à toute incertitude juridique ou administrative sur la validité des résultats, y compris après le retrait d’un recours introduit par l’un de ses concurrents.

La nouvelle Constitution, adoptée par référendum en septembre 2025, prévoit un mandat présidentiel de sept ans, ce qui prolonge la durée du mandat exécutif par rapport aux précédentes dispositions. Cette réforme institue également une série de changements institutionnels visant à encadrer le système politique guinéen.

Selon les données provisoires de la Direction Générale des Élections (DGE), le taux de participation au scrutin a été significatif, avec plus de 80 % des électeurs inscrits allant aux urnes, illustrant une forte mobilisation citoyenne dans l’ensemble du pays

L’annonce officielle de la Cour suprême intervient dans un climat politique marqué par des critiques de la part de certaines personnalités et groupes de l’opposition, qui ont dénoncé des restrictions de l’espace démocratique ou des conditions inégales de participation. Néanmoins, la confirmation des résultats par la plus haute institution judiciaire met un point final au processus électoral tel que défini par la loi.