Conakry, À la suite des récentes annonces de durcissement des conditions de délivrance des visas pour les citoyens guinéens par certains pays de l’Union européenne (UE), le gouvernement guinéen a apporté une réponse officielle par la voix du ministre d’État, Morissanda Kouyaté.
Intervenant lors d’un point de presse organisé à Conakry, le ministre a réagi de manière ferme mais mesurée, rappelant la nécessité pour la Guinée de défendre les droits et la dignité de ses ressortissants, tout en appelant au dialogue avec les partenaires européens.
Plusieurs États membres de l’Union européenne ont récemment annoncé des restrictions plus sévères concernant l’octroi de visas aux Guinéens, notamment pour des motifs de lutte contre l’immigration irrégulière et de renforcement des contrôles aux frontières. Ces décisions ont suscité une vive réaction dans la classe politique et la société civile guinéennes.
Pour Morissanda Kouyaté, ces mesures sont injustifiées pour des citoyens qui respectent les règles internationales, et elles risquent d’entraver les échanges humains, culturels et professionnels entre la Guinée et l’Europe.
Dans sa déclaration, le ministre d’État a souligné que la Guinée ne se laisse pas intimider par ces restrictions :
« Ces décisions de durcissement des visas ne nous effraient pas. Nous sommes engagés à protéger nos citoyens et à travailler avec tous nos partenaires pour garantir des conditions de mobilité équitables et respectueuses des droits humains. »
Morissanda Kouyaté a insisté sur le fait que la liberté de circulation doit être fondée sur des principes réciproques, et a rappelé que la Guinée est prête à dialoguer ou à renégocier certains aspects des accords de coopération avec l’Union européenne pour assurer une meilleure compréhension mutuelle.
Pour le gouvernement guinéen, ces mesures doivent être traitées dans le cadre du dialogue politique et diplomatique, afin d’éviter toute rupture dans les relations bilatérales. L’exécutif a indiqué qu’il reste ouvert à des discussions structurées avec les partenaires européens, y compris l’UE, dans l’intérêt des citoyens guinéens ainsi que des ressortissants européens résidant en Guinée.
La réaction de Morissanda Kouyaté a été perçue comme assertive mais constructive, tendant vers une résolution des divergences par la négociation plutôt que par l’escalade.
Des acteurs de la société civile guinéenne estiment que les nouvelles restrictions pourraient avoir des conséquences sociales et économiques, notamment pour les étudiants, les travailleurs migrants et les professionnels qui entretiennent des relations régulières avec des partenaires européens.
Certains observateurs ont également souligné que ces mesures pourraient avoir des effets dissuasifs sur les échanges touristiques et éducatifs, et appelé à des initiatives communes pour davantage encourager la mobilité légale et les opportunités d’apprentissage à l’international.
Commentaires récents