Conakry, mars 2026 À moins de deux mois des élections législatives et communales prévues le 24 mai, la Direction générale des élections (DGE) a vivement réagi à un communiqué du mouvement Génération pour la modernité et le développement (GMD), rappelant avec fermeté que les conditions de candidature relèvent exclusivement du cadre légal en vigueur.

Dans un communiqué officiel, la DGE indique avoir constaté la diffusion, dans les médias et sur les réseaux sociaux, d’informations relatives aux critères de candidature émanant du GMD. L’institution électorale a jugé nécessaire de clarifier et recadrer ces éléments, afin d’éviter toute confusion dans l’opinion publique.
Elle rappelle que seules les dispositions prévues par le Code électoral et les textes réglementaires en vigueur font foi dans la validation des candidatures.
Parmi les points évoqués figurent notamment :
- les exigences liées à la résidence des candidats
- les conditions d’éligibilité dans les circonscriptions
- les obligations concernant certaines fonctions administratives locales
La DGE insiste sur le fait que toute interprétation ou communication parallèle ne saurait se substituer aux règles officielles, sous peine d’induire en erreur les candidats potentiels.
Le mouvement GMD avait récemment publié ses propres directives internes concernant la sélection de ses candidats, incluant des critères stricts de résidence, d’inscription électorale et de conformité administrative.
Toutefois, la DGE souligne que si les partis politiques peuvent fixer des règles internes, celles-ci doivent impérativement rester conformes au cadre légal national, qui demeure la seule référence pour l’acceptation des candidatures.
À travers cette prise de position, la DGE entend réaffirmer son rôle central dans l’organisation du processus électoral. Elle insiste sur l’urgence d’une application uniforme des règles afin de garantir l’équité, la transparence et la crédibilité des élections.
Cette mise au point intervient dans un contexte de forte mobilisation politique, où les formations s’activent pour préparer leurs listes en vue du scrutin du 24 mai.
Au-delà du cas du GMD, ce recadrage constitue un message adressé à l’ensemble des partis et candidats : le respect strict des dispositions légales est une condition non négociable pour participer au processus électoral.
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