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Abidjan, Le Comité des droits de l’homme des Nations Unies a publié ce mercredi une décision invitant l’État ivoirien à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir à l’ancien président Laurent Gbagbo l’exercice complet de ses droits politiques, tels que définis à l’article 25 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Dans le cadre d’une procédure entamée par Laurent Gbagbo, contestant une condamnation jugée irrégulière et utilisée pour l’empêcher d’être inscrit sur la liste électorale, le Comité a refusé d’ordonner les mesures provisoires demandées à ce stade. Toutefois, il a clairement rappelé que l’État ivoirien doit permettre à Gbagbo de jouir pleinement de ses droits politiques : voter, être élu, participer à la direction des affaires publiques et accéder aux fonctions publiques dans des conditions d’égalité, en attendant la décision finale du Comité.

Cette orientation s’inscrit dans une continuité jurisprudentielle rappelant notamment le cas de l’ancien président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, dans lequel les mesures provisoires furent initialement refusées, avant d’être adoptées en raison du non-respect des obligations par l’État concerné.

Synthèse

ÉlémentDétail
Date de la décision ONU20 août 2025
Situation concernéeContestation d’une condamnation empêchant la réinscription de Gbagbo
Décision du Comité ONUPas de mesures provisoires ordonnées, mais obligation de garantir les droits politiques de Gbagbo
Droits garantisDroit de vote, d’éligibilité, d’accès aux fonctions publiques, participation politique pleine et égale
Nature de la décisionNon contraignante, mais moralement et politiquement engageante
Référence jurisprudentielleAffaire Lula au Brésil