Conakry, Quelques jours après l’annonce de la nouvelle structuration du gouvernement guinéen, les attentes sont fortes quant aux priorités que devra définir l’équipe exécutive dans les semaines à venir. Dans un contexte de recomposition institutionnelle post-transition, la population, les acteurs économiques et les partenaires internationaux observent attentivement les orientations qui seront prises pour répondre aux principaux défis du pays.
Un gouvernement tourné vers l’action
Le nouveau gouvernement, composé de ministres issus de divers profils politiques et technocratiques, hérite d’un agenda chargé, marqué par des attentes sociales, économiques et institutionnelles. Parmi les chantiers immédiats, plusieurs priorités ont été soulignées par des analystes et des acteurs de la société civile :
1. Relance économique et création d’emplois
L’économie guinéenne, bien qu’en croissance, reste confrontée à des défis structurels, notamment l’accès à l’emploi pour les jeunes, la diversification des sources de revenus et l’amélioration du climat des affaires. Les observateurs estiment que le gouvernement devra mettre l’accent sur :
- La promotion de l’investissement privé ;
- Le développement des secteurs compétitifs, notamment l’agriculture, l’industrie légère et les nouvelles technologies ;
- Le soutien aux PME et à l’entrepreneuriat.
2. Amélioration des services publics
L’un des volets clés de l’agenda gouvernemental concerne l’amélioration des services sociaux de base, notamment :
- L’accès à l’eau potable et à l’assainissement ;
- La qualité des infrastructures scolaires et sanitaires ;
- La couverture sanitaire étendue, avec une attention particulière à la lutte contre les maladies endémiques.
Cette priorité se situe dans la continuité des efforts engagés pour renforcer la qualité de vie des populations les plus vulnérables et réduire les inégalités territoriales.
3. Gouvernance et transparence
Dans un pays marqué par des transitions politiques récentes, la bonne gouvernance demeure une exigence centrale. La société civile et les partenaires internationaux appellent à la :
- lute contre la corruption ;
- Renforcement de l’État de droit ;
- Amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques.
Ces objectifs sont jugés essentiels non seulement pour consolider la confiance des citoyens dans les institutions, mais aussi pour attirer des investissements durables.
4. Réformes institutionnelles et cadre électoral
À l’approche des échéances électorales législatives et communales, le gouvernement devra également veiller à l’organisation d’élections crédibles et transparentes. Plusieurs acteurs politiques estiment qu’une attention particulière doit être portée à :
- La mise en place d’un nouveau mode de scrutin inclusif ;
- La formation des acteurs électoraux ;
- Un cadre juridique et institutionnel solide garantissant une compétition équitable.
Ces mesures visent à renforcer la légitimité des institutions et à consolider la démocratie.
La communauté internationale, notamment les organisations régionales et les partenaires au développement, a salué la recomposition du gouvernement et encouragé une action coordonnée en faveur de la stabilité et du progrès socio-économique. Des appuis techniques et financiers sont envisagés pour accompagner les réformes priorisées par l’exécutif, sous réserve de résultats tangibles en matière de gouvernance et de développement.
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