Conakry, avril 2026 Le Président de la Transition, Mamadi Doumbouya, a procédé à un important remaniement au sein de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), marquant une nouvelle étape dans la lutte contre la corruption en Guinée.
Au sommet de l’institution, M. Francis Kova Zoumanigi est confirmé dans ses fonctions de président de la CRIEF, garantissant une continuité dans la conduite des dossiers sensibles.
La Chambre des appels est renforcée avec la nomination de plusieurs conseillers, dont Daye Mara, Lansana Cissé, Raymond Bambé Kamano, Zakaria Koke Camara – ancien juge d’instruction au tribunal de première instance de Dubréka – ainsi que Mme Fatoumata Diouldé Diallo.
Le Président de la Chambre de contrôle de l’instruction est désormais M. Ali Badra Koma, précédemment doyen des juges d’instruction au tribunal de première instance de Kaloum, assisté par Aboubacar Conté et Célestin Camara comme conseillers.
Du côté de la Chambre de jugement, M. Alpha Camara, ancien président de la cinquième section du tribunal de commerce de Conakry, prend les commandes. Il sera épaulé par Kanda Doumbouya et Mamadou Dian Diallo, ex-juge au TPI de Kaloum.
La Chambre de l’instruction est confiée à M. Robert Ouenduno, avec Lansana Keita – ancien juge au TPI de Nzérékoré comme conseiller.
Le parquet spécial de la CRIEF n’est pas en reste. Plusieurs substituts du procureur spécial ont été nommés, notamment Ousmane Sanoh, Biwone Millimouno (ex-substitut au TPI de Dixinn) et Pierre Segbè Kamano (ancien substitut au TPI de Mamou).
Ce remaniement s’inscrit dans une dynamique de renforcement de l’appareil judiciaire guinéen, particulièrement dans le traitement des affaires économiques et financières.
À travers ces nominations, les autorités entendent insuffler une nouvelle dynamique à la CRIEF, institution clé dans la moralisation de la gestion publique et la lutte contre l’impunité.
Pour de nombreux observateurs, ce réaménagement pourrait permettre d’accélérer le traitement des dossiers en cours et de renforcer la crédibilité de la justice guinéenne.
Dans un contexte où la gouvernance et la transparence sont au cœur des attentes citoyennes, la CRIEF apparaît plus que jamais comme un pilier stratégique de la transition.
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