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Dakar, 26 mai 2026, Nouveau rebondissement majeur dans la vie politique sénégalaise. Quatre jours après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre, Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale, au terme d’un vote qui rebat profondément les cartes institutionnelles au sommet de l’État sénégalais.

Cette élection intervient dans un contexte de forte tension politique après la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son allié historique, une alliance qui avait porté au pouvoir le camp du changement lors de l’élection présidentielle de 2024.

Le 22 mai, le président sénégalais avait mis fin aux fonctions de Sonko et dissous le gouvernement, invoquant un contexte de désaccords croissants au sein de l’exécutif. Dans la foulée, un nouveau Premier ministre a été nommé pour conduire la prochaine séquence gouvernementale.

Mais loin d’un retrait politique, Ousmane Sonko a rapidement retrouvé une position centrale.

Après la démission du précédent président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, le Parlement s’est réuni en session extraordinaire et a porté Sonko à la tête de l’institution avec une large majorité. Selon les résultats rapportés, il a obtenu 132 voix favorables, illustrant le poids du parti au pouvoir au sein de l’hémicycle.

L’élection de Sonko transforme désormais la crise politique en recomposition institutionnelle.

La présidence de l’Assemblée nationale est considérée comme l’un des postes les plus stratégiques du pays. Elle donne à son titulaire une capacité d’influence sur l’agenda législatif et renforce son poids dans les rapports avec l’exécutif.

Dans ce nouveau schéma, le Sénégal se retrouve avec :

  • un président de la République qui conserve l’exécutif ;
  • un nouveau gouvernement en cours de formation ;
  • et un Parlement désormais dirigé par l’ancien chef du gouvernement.

Pour plusieurs observateurs, cette séquence dépasse le simple changement de poste.

Elle confirme que malgré son départ de la Primature, Sonko demeure une figure centrale du paysage politique sénégalais et conserve une forte capacité d’influence au sein de la majorité.

La question qui se pose désormais est celle de la cohabitation politique entre deux hommes longtemps présentés comme indissociables.

Après avoir gouverné ensemble, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko entrent dans une nouvelle configuration institutionnelle dont les conséquences pourraient durablement redéfinir l’équilibre du pouvoir au Sénégal.