The DIVI future theme ?

Dakar, 24 mai 2026  Le Sénégal traverse une nouvelle secousse institutionnelle. Deux jours seulement après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko et la dissolution du gouvernement par le président sénégalais, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a annoncé sa démission, ouvrant une nouvelle phase d’incertitude politique dans le pays.

L’annonce a été rendue publique le 24 mai 2026 à travers une déclaration adressée aux Sénégalais. Dans son message, El Malick Ndiaye explique avoir pris cette décision après une « profonde réflexion », invoquant « le sens de l’État » ainsi que « l’intérêt supérieur de la Nation ».

Cette démission intervient dans un contexte déjà marqué par une rupture majeure au sommet de l’exécutif.

Quelques jours auparavant, le président Bassirou Diomaye Faye avait mis fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko, mettant un terme à une alliance politique qui avait porté au pouvoir le camp de la majorité en 2024.

La succession rapide de ces événements nourrit désormais les interrogations sur la stabilité institutionnelle du pays et sur la nouvelle architecture du pouvoir qui pourrait émerger dans les prochains jours.

Selon plusieurs informations relayées dans les médias sénégalais, une réunion parlementaire a été convoquée pour examiner la suite institutionnelle et organiser l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée nationale. Des discussions politiques se développent également autour d’une possible réorganisation des responsabilités au sein de la majorité.

À ce stade, aucune annonce officielle n’a confirmé la future configuration du perchoir ni l’éventuelle redistribution des rôles entre les principales figures du pouvoir.

Longtemps présenté comme l’un des systèmes politiques les plus stables d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal entre dans une séquence où l’équilibre entre présidence, gouvernement et Parlement sera particulièrement observé.

La démission du président de l’Assemblée nationale ne constitue pas seulement un changement institutionnel : elle intervient dans un moment où le pays redéfinit potentiellement ses rapports de pouvoir au sommet de l’État.