Conakry, Face aux critiques persistantes concernant le coût de l’accès à Internet en Guinée, Mme Rose Pola Pricemou, ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, a tenu à apporter des clarifications, tout en appelant à une lecture attentive des indicateurs économiques en regard du vécu quotidien des populations.
Invitée à s’exprimer sur les débats autour des tarifs de connexion, Mme Pricemou a souligné que les indicateurs statistiques sur le secteur ne sauraient se substituer à l’expérience concrète des utilisateurs, tout en reconnaissant les préoccupations légitimes des consommateurs.
Dans son intervention, la ministre a insisté sur le fait qu’un indicateur isolé ne peut jamais remplacer la réalité vécue par les citoyens. Elle a rappelé que bien que certaines données puissent suggérer une amélioration relative de l’accès ou des infrastructures, ces éléments ne doivent pas occulter les difficultés réelles rencontrées par les populations dans leur quotidien numérique.
« Un indicateur ne remplace jamais votre vécu quotidien », a martelé Mme Pricemou, invitant à une lecture plus nuancée des chiffres et des attentes sociales liées à la connectivité.
Mme Pricemou a réaffirmé l’engagement du gouvernement guinéen à travailler en concertation avec les opérateurs télécoms, les régulateurs du secteur et les partenaires techniques afin de poursuivre les efforts de réduction des coûts, d’amélioration de la qualité des services et de renforcement de l’infrastructure numérique nationale.
Elle a indiqué que des réformes sont en cours pour encourager une concurrence saine entre les opérateurs, optimiser les réseaux existants et explorer des solutions innovantes pour rendre l’Internet plus accessible et abordable pour tous les citoyens, surtout dans les zones rurales.
Pour la ministre, la question du coût de l’Internet dépasse les simples aspects techniques ou économiques : elle touche à la vie quotidienne des citoyens, à l’éducation, au travail, à l’accès à l’information et aux opportunités d’inclusion numérique.
Mme Pola Pricemou a ainsi appelé les utilisateurs, les acteurs du numérique et les opérateurs privés à maintenir un dialogue constructif, basé sur des données rigoureuses et une volonté partagée d’améliorer l’écosystème numérique guinéen.
Enfin, la ministre a rappelé que la Guinée, comme de nombreux pays africains, fait face à des défis structurels dans le développement de ses infrastructures numériques. Ces défis incluent le coût de déploiement des réseaux, les investissements nécessaires pour atteindre les zones reculées et le besoin de compétences techniques spécialisées.
Elle a toutefois assuré que l’État continuera à œuvrer pour rendre le numérique un levier de développement, tout en restant attentif aux préoccupations des citoyens guinéens.
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