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Dakar, 7 août 2026
 Le Sénégal renforce sa coopération financière avec la Banque mondiale à travers la signature de trois accords représentant un financement cumulé de 220,7 milliards de francs CFA, soit environ 336,5 millions d’euros. Ces ressources doivent notamment soutenir la résilience du pays face aux crises, améliorer la connectivité des zones agricoles et accélérer le développement économique de plusieurs territoires.

Les accords ont été signés le 5 août à Dakar en présence d’Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et de Cheikh Diba, ministre sénégalais de l’Économie, des Finances et du Plan.

Le premier financement s’élève à 118,32 milliards de francs CFA, soit près de 180,4 millions d’euros. Il est consacré au Projet de réponse d’urgence contingente (CERP), destiné à permettre au Sénégal de mobiliser rapidement des ressources en cas de catastrophe naturelle, d’urgence sanitaire ou de choc économique.

Le deuxième accord porte sur 79,64 milliards de francs CFA, environ 121,4 millions d’euros. Il constitue un financement additionnel au Projet de connectivité des zones de production agricoles du Nord et du Centre du Sénégal (PCZA). L’investissement total consacré à ce projet atteint désormais près de 267,81 milliards de francs CFA, avec environ 570 000 personnes annoncées comme bénéficiaires directs.

Enfin, 22,75 milliards de francs CFA, soit environ 34,7 millions d’euros, seront consacrés au renforcement du Projet de développement économique de la Casamance et de l’Est du Sénégal (PDEC). Avec cette nouvelle enveloppe, le montant total du projet atteint près de 48,35 milliards de francs CFA, pour environ 850 000 bénéficiaires.

Une partie importante de ces investissements vise à améliorer les infrastructures reliant les zones de production aux principaux marchés.

Les nouvelles routes et infrastructures communautaires prévues le long de corridors stratégiques doivent contribuer à réduire les coûts de transport, faciliter l’acheminement des productions agricoles et rapprocher les populations rurales des centres urbains.

Pour les autorités sénégalaises, le désenclavement des territoires constitue également un levier de création d’emplois et de développement des échanges commerciaux.

Ces accords s’inscrivent dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, qui place notamment le développement territorial et la transformation économique parmi ses priorités.

La signature intervient alors que le portefeuille des engagements de la Banque mondiale au Sénégal pour l’année 2026 atteint environ 518 millions d’euros, en incluant les financements déjà accordés et ceux à venir.

Au-delà des montants annoncés, le principal enjeu pour Dakar sera désormais de transformer ces financements en infrastructures et services effectivement accessibles aux populations.

La réussite des différents projets sera particulièrement observée dans les zones rurales, où l’amélioration des transports, de l’accès aux marchés et des infrastructures communautaires peut avoir un impact direct sur l’activité économique et les conditions de vie.

Cette nouvelle mobilisation financière confirme en tout cas le renforcement du partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale, alors que Dakar cherche à accélérer sa trajectoire de développement tout en maîtrisant les contraintes liées aux finances publiques.