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Gaza : Près de trois ans après l’attaque du 7 octobre 2023 et le déclenchement de la guerre à Gaza, le Hamas conserverait entre 25 000 et 30 000 combattants armés dans l’enclave palestinienne, selon une estimation relayée par des médias israéliens. Malgré les pertes subies pendant les opérations militaires israéliennes, le mouvement palestinien continuerait de maintenir des hommes armés et de préserver une partie de ses capacités militaires.

Ce chiffre, qui n’a pas fait l’objet d’une vérification indépendante, relance les interrogations sur l’ampleur de l’affaiblissement militaire du Hamas et sur sa capacité à reconstituer ses forces. Les estimations varient selon les sources : certaines évaluations israéliennes évoquent même des effectifs plus élevés, tandis que d’autres analyses soulignent les incertitudes entourant le nombre de combattants tués et les recrutements effectués pendant la guerre.

Des effectifs préservés malgré les pertes

Avant la guerre, les effectifs militaires du Hamas étaient généralement estimés entre 25 000 et 30 000 combattants. Les opérations israéliennes ont frappé les structures du mouvement, détruit des infrastructures et éliminé plusieurs responsables militaires.

L’armée israélienne affirme avoir tué des milliers de combattants du Hamas. Toutefois, le bilan exact reste difficile à établir. Les données disponibles ne permettent pas de déterminer avec certitude combien de membres du mouvement ont été tués, blessés, capturés ou remplacés par de nouvelles recrues.

Des analyses antérieures ont également relevé que le Hamas avait recruté de nouveaux membres pendant le conflit. Ces recrues ne disposeraient pas nécessairement de l’expérience ni de la formation des combattants expérimentés perdus au cours des opérations. Le nombre d’hommes armés ne suffit donc pas, à lui seul, à mesurer la capacité opérationnelle réelle du mouvement.

Des tunnels et des capacités de production encore signalés

Au-delà des effectifs, les informations relayées par les médias israéliens font état du maintien de certaines infrastructures souterraines et de capacités de fabrication de roquettes dans des secteurs où l’armée israélienne a moins opéré au sol.

Le réseau de tunnels demeure un enjeu central dans l’évaluation des capacités du Hamas. Certaines portions auraient été détruites ou endommagées, tandis que d’autres resteraient utilisables ou feraient l’objet de travaux de remise en état, selon les évaluations rapportées.

Des informations font également état de tentatives de conservation des stocks d’armes et de nouvelles voies d’approvisionnement clandestin. L’ampleur de ces activités et leur impact sur les capacités militaires du mouvement restent cependant difficiles à vérifier de manière indépendante.

Ces éléments suggèrent que l’affaiblissement du Hamas ne signifie pas nécessairement la disparition de ses structures armées. Ils ne permettent toutefois pas, à eux seuls, de conclure que le mouvement a retrouvé sa puissance d’avant-guerre.

Le désarmement, principal obstacle à un règlement durable

La question des capacités militaires restantes du Hamas est devenue centrale dans les discussions sur l’avenir de Gaza. Le désarmement du mouvement, les garanties de sécurité pour Israël et la mise en place d’une administration capable de gouverner le territoire figurent parmi les principaux points de blocage des négociations.

Les autorités israéliennes estiment que le Hamas cherche à préserver ses armes et ses infrastructures. Le mouvement, de son côté, conteste certaines informations publiées à son sujet et affirme soutenir le cessez-le-feu, tout en défendant ses propres conditions politiques. Ces positions opposées compliquent la mise en œuvre d’un règlement durable.

La persistance de capacités militaires pourrait ainsi limiter les perspectives de stabilisation si aucun accord crédible n’est trouvé sur la sécurité, la gouvernance et la reconstruction du territoire.

Une capacité militaire difficile à mesurer

Le nombre de combattants encore présents à Gaza ne constitue qu’un indicateur parmi d’autres. L’organisation des unités, la disponibilité des armes, l’état des tunnels, les moyens de commandement et la capacité à recruter influencent également le potentiel militaire d’un groupe armé.

Dans le cas du Hamas, les destructions provoquées par la guerre et les pertes humaines ont profondément modifié la situation sur le terrain. Mais les évaluations actuelles restent marquées par des incertitudes, notamment parce que les informations disponibles proviennent en grande partie de sources impliquées dans le conflit.

Le Hamas apparaît donc militairement affaibli, mais toujours actif selon plusieurs évaluations sécuritaires. La question déterminante reste de savoir si les efforts diplomatiques permettront d’empêcher la reconstitution de ses capacités armées et d’ouvrir une voie durable vers la sécurité et la reconstruction de Gaza.