À quelques semaines des élections législatives israéliennes, l’ancien général Ofer Winter a provoqué une vive controverse en rejetant publiquement les accords d’Oslo et toute perspective de création d’un État palestinien.
La scène est symbolique et le message, sans ambiguïté. Le 8 octobre 2026, lors d’une conférence internationale consacrée à la lutte contre le terrorisme à l’université Reichman, en Israël, Ofer Winter a déchiré un document présenté comme une copie des accords d’Oslo. Le dirigeant du parti de droite Amkha Yisrael a accompagné ce geste de déclarations radicales sur la question palestinienne.
« Le peuple palestinien n’existe pas », a-t-il affirmé, qualifiant cette idée de mensonge et accusant le projet d’un État palestinien de menacer l’existence d’Israël. Il a également rejeté toute négociation susceptible d’aboutir à la création d’un tel État.
Les accords d’Oslo au cœur de la confrontation
Signés dans les années 1990 entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), les accords d’Oslo avaient ouvert une nouvelle phase du processus de paix. Ils prévoyaient notamment une reconnaissance mutuelle entre les deux parties et la mise en place d’une autonomie palestinienne transitoire, dans la perspective de négociations sur les questions les plus sensibles du conflit.
En déchirant ce document, Ofer Winter a voulu afficher son rejet de cette démarche diplomatique. « Les accords d’Oslo n’existent plus », a-t-il déclaré, appelant également au désarmement de l’Autorité palestinienne.
L’ancien général a justifié sa position par des arguments sécuritaires. Il a notamment averti qu’une nouvelle attaque comparable à celle du 7 octobre 2023 pourrait, selon lui, provenir de Cisjordanie et faire un nombre de victimes beaucoup plus élevé.
Ces propos reflètent une ligne politique qui privilégie les impératifs de sécurité et s’oppose à la création d’un État palestinien.
Une déclaration dans un contexte politique sensible
Cette prise de position intervient à l’approche des élections législatives israéliennes prévues le 27 octobre. Ofer Winter cherche à installer sa nouvelle formation politique dans un paysage marqué par les débats sur la sécurité, l’avenir des territoires palestiniens et les conséquences de la guerre.
Selon les sondages évoqués dans la presse israélienne, son parti se situait sous le seuil électoral de 3,25 % nécessaire pour obtenir des sièges à la Knesset. Ses déclarations s’inscrivent donc dans une campagne où les questions de sécurité nationale et de souveraineté occupent une place centrale.
Une perspective de paix toujours contestée
Le rejet catégorique de tout État palestinien illustre la profondeur des divisions politiques qui entourent l’avenir du conflit israélo-palestinien. Tandis que certains responsables israéliens défendent une approche fondée sur le contrôle sécuritaire et l’opposition aux concessions territoriales, les partisans d’un règlement négocié continuent de considérer la solution à deux États comme une voie possible vers une paix durable.
La déclaration d’Ofer Winter rappelle ainsi que, au-delà des opérations militaires et des négociations diplomatiques, la bataille porte aussi sur la reconnaissance des droits nationaux, la sécurité des populations et les conditions d’une coexistence future.
L’avenir du processus de paix demeure incertain, alors que les positions les plus opposées continuent de peser sur le débat politique israélien et sur les perspectives d’un règlement durable.
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