The DIVI future theme ?

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‎PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF SUPRÊME DES ARMÉES

‎

‎ET AU PEUPLE DE GUINÉE

‎« TRAVAIL -JUSTICE-SOLIDARITÉ » : DES MOTS À LA RÉALITÉ

‎« La souveraineté nationale appartient au Peuple. »

‎« Aucun individu, aucune fraction du peuple ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale.»

‎Article 1er de la Constitution de la République de Guinée du 26 septembre 2025.

‎Monsieur le Général,

‎Monsieur le Président de la République,

‎Chers compatriotes,

‎Guinéennes et Guinéens de l’intérieur et de la diaspora,

‎Je prends aujourd’hui la parole avec gravité, respect et un profond attachement à notre pays.

‎Cette lettre n’est ni une insulte, ni une déclaration de guerre politique, ni une attaque personnelle. Elle n’est pas davantage l’expression d’une appartenance partisane.

‎Elle est une interpellation citoyenne, motivée par la conviction que la Guinée est notre bien commun et que, lorsqu’une Nation traverse des tensions, chaque citoyen doit pouvoir poser des questions, y compris les plus difficiles.

‎Mon objectif n’est pas de désigner des ennemis, mais de rechercher, avec responsabilité, ce qui peut encore nous unir.

‎

‎I. LA CONSTITUTION DOIT ÊTRE NOTRE BOUSSOLE

‎La Constitution du 26 septembre 2025 place la souveraineté nationale entre les mains du peuple.

‎Son article 1er dispose que :

‎« La souveraineté nationale appartient au Peuple. »

‎Il précise qu’aucun individu ni aucune fraction du peuple ne peut s’en attribuer l’exercice.

‎Le même article rappelle que le principe de la République est :

‎« Le Gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple. »

‎Ces principes ne sont pas de simples formules juridiques. Ils définissent la relation fondamentale entre l’État, les institutions et les citoyens.

‎Le pouvoir de l’État constitue une responsabilité publique et ne saurait être considéré comme une propriété personnelle ou permanente.

‎C’est pourquoi chaque responsable public, quelle que soit sa fonction, doit accepter le contrôle, la critique et l’interpellation des citoyens, dans le respect de la loi.

‎La Constitution doit donc être plus qu’un texte : elle doit guider l’action publique.

‎

‎II. UNE RÉPUBLIQUE FONDÉE SUR DES VALEURS

‎L’article 4 de la Constitution définit la Guinée comme un État indépendant et souverain, une République unitaire, indivisible, laïque, démocratique et sociale.

‎Il établit également sa devise :

‎TRAVAIL – JUSTICE – SOLIDARITÉ

‎Trois mots qui portent une exigence considérable.

‎

‎Le Travail

‎C’est produire, construire, créer, servir et participer au développement du pays.

‎La Justice

‎C’est garantir l’égalité devant la loi, protéger les droits et assurer l’impartialité ainsi que la responsabilité.

‎La Solidarité

‎C’est reconnaître que, malgré nos différences, nous appartenons à une même communauté nationale.

‎Une devise ne devrait pas être seulement inscrite sur les documents officiels. Elle doit se traduire dans la vie quotidienne des citoyens.

‎La véritable question est donc :

‎Comment transformer le Travail, la Justice et la Solidarité en réalités concrètes ?

‎

‎III. ÉDUCATION CIVIQUE, RESPECT ET DIGNITÉ

‎L’article 2 de la Constitution confie à l’État la responsabilité d’assurer l’éducation des citoyens aux valeurs républicaines et démocratiques. Il évoque également le respect, la solidarité et la protection de la dignité humaine.

‎Cette responsabilité concerne aussi les institutions, les responsables politiques, les partis, la société civile, les familles, les éducateurs et chaque citoyen.

‎Nous devons apprendre à nos enfants qu’un adversaire politique n’est pas nécessairement un ennemi, qu’une différence d’opinion n’est pas une trahison et qu’une différence ethnique ou régionale ne doit jamais devenir une frontière entre citoyens.

‎Une différence religieuse ne doit pas non plus devenir une arme politique.

‎Enfin, un désaccord ne doit jamais conduire à la déshumanisation de celui qui pense autrement.

‎

‎IV. LA GUINÉE DOIT SE REGARDER DANS LE MIROIR

‎Monsieur le Président,

‎Le 5 septembre 2021 a constitué une rupture majeure dans l’histoire récente de notre pays.

‎Votre arrivée au pouvoir a suscité de nombreuses attentes. Des citoyens espéraient davantage de justice, de réconciliation, d’unité nationale et de confiance entre les institutions et la population.

‎Cinq ans plus tard, il est légitime de poser une question :

‎Sommes-nous réellement plus unis qu’auparavant, ou certaines divisions demeurent-elles profondément enracinées ?

Les tensions politiques, les controverses institutionnelles, les inquiétudes relatives aux droits fondamentaux, les contestations judiciaires et les difficultés du dialogue national doivent être examinées avec sérieux.

‎Non dans la haine ni dans la vengeance, mais dans la recherche de la vérité.

‎Une Nation qui refuse de regarder ses difficultés en face risque de transmettre ses blessures aux générations suivantes.

‎

‎V. NEW YORK : UN SIGNAL QUI MÉRITE D’ÊTRE ENTENDU

‎Lors de votre déplacement à New York, en septembre 2026, à l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, des membres de la diaspora guinéenne ont manifesté contre votre pouvoir. Des rassemblements ont notamment été signalés autour du siège de l’ONU et du lieu où vous séjourniez.

‎Je ne souhaite ni condamner collectivement les manifestants ni justifier d’éventuels comportements contraires à la loi.

‎Je souhaite poser une question différente :

‎Que devons-nous comprendre derrière cette mobilisation ?

‎Pourquoi certains compatriotes vivant à des milliers de kilomètres de la Guinée ressentent-ils le besoin de manifester contre les autorités de leur propre pays ?

‎Une manifestation peut être contestée dans ses formes, mais les revendications qu’elle exprime peuvent néanmoins mériter d’être examinées.

‎Un responsable public doit savoir entendre les applaudissements, mais également écouter les critiques.

‎Derrière une colère peut exister une revendication. Derrière une manifestation, une demande. Et derrière un silence peut parfois se cacher une profonde résignation.

‎L’événement de New York devrait donc devenir non pas un sujet de confrontation, mais une occasion de réflexion nationale.

‎

‎VI. LES DROITS FONDAMENTAUX DOIVENT ÊTRE EFFECTIFS

‎La Constitution affirme des principes essentiels relatifs à la dignité humaine, à l’égalité, à l’unité nationale, aux libertés et à la protection des citoyens.

‎Ces principes n’ont de véritable valeur que s’ils sont effectivement appliqués.

‎Une Constitution peut proclamer l’égalité, mais celle-ci doit être ressentie par chaque citoyen.

‎Elle peut consacrer la dignité humaine, mais cette dignité doit être protégée dans les faits.

‎Elle peut reconnaître les libertés, mais celles-ci doivent pouvoir être exercées dans le respect de la loi.

‎Elle peut proclamer l’unité nationale, mais celle-ci doit se construire dans la réalité sociale et politique.

‎C’est pourquoi les allégations relatives aux arrestations arbitraires, aux violences, aux disparitions ou à d’autres violations graves des droits fondamentaux doivent, lorsqu’elles sont portées à la connaissance des autorités, faire l’objet d’examens sérieux et de procédures crédibles.

‎Il ne s’agit pas de transformer automatiquement une accusation en vérité, mais de rechercher les faits.

‎Lorsqu’une personne est innocente, elle doit être protégée. Lorsqu’elle est accusée, elle doit bénéficier des garanties prévues par la loi. Lorsqu’une culpabilité est établie, elle doit entraîner les conséquences prévues par le droit.

‎De même, lorsqu’un agent public est mis en cause, les faits doivent pouvoir être examinés dans un cadre impartial.

‎C’est cela, l’État de droit.

‎

‎VII. LA JUSTICE DOIT ÊTRE LA MÊME POUR TOUS

‎Monsieur le Président,

‎Une question fondamentale demeure :

‎La justice doit-elle être différente selon la personne concernée ?

‎Doit-elle varier selon que l’on soutient le pouvoir ou que l’on le critique, que l’on soit riche ou pauvre, militaire ou civil, partisan ou opposant ?

‎Doit-elle être différente pour celui qui possède des relations et pour celui qui n’en possède aucune ?

‎La justice ne peut inspirer confiance que si le citoyen estime qu’elle s’applique selon des règles communes.

‎Une République solide n’est pas celle dans laquelle tout le monde pense de la même manière, mais celle où chacun peut faire valoir ses droits dans un cadre juridique fiable.

‎VIII. L’OPPOSITION N’EST PAS L’ENNEMIE DE LA NATION

‎La Constitution reconnaît aux partis politiques le droit de s’opposer pacifiquement, par les voies légales, à l’action du Gouvernement et de proposer des solutions alternatives.

‎Ce principe est essentiel.

‎Critiquer une décision n’est pas nécessairement rejeter la Guinée. Demander des comptes n’est pas attaquer l’État. Proposer une autre politique ne signifie pas vouloir détruire la République.

‎Nous devons apprendre à distinguer clairement l’adversaire politique, le citoyen critique et l’ennemi de la République.

‎Ces trois réalités ne doivent pas être confondues.

‎Dans une République, celui qui ne vous soutient pas demeure votre compatriote. Celui qui vous critique reste un citoyen. Celui qui pense différemment conserve ses droits.

‎La citoyenneté ne doit jamais dépendre de l’opinion politique.

‎

‎IX. MONSIEUR LE PRÉSIDENT : QUI VOUS DIT LA VÉRITÉ ?

‎Voici peut-être l’une des questions les plus importantes de cette lettre.

‎Monsieur le Président,

‎Les personnes qui vous entourent vous présentent-elles toujours la réalité telle qu’elle est ?

‎Vous transmettent-elles les difficultés des citoyens ordinaires et les critiques de ceux qui ne vous soutiennent pas ?

‎Vous signalent-elles les situations qui nécessitent une correction ?

‎Un responsable public a besoin de personnes capables de lui dire :

‎« Monsieur le Président, cette décision doit être corrigée. »

‎« Monsieur le Président, cette situation divise le pays. »

‎« Monsieur le Président, cette personne doit être entendue. »

‎« Monsieur le Président, la population souffre. »

‎« Monsieur le Président, nous devons revoir cette décision. »

‎Dire la vérité au pouvoir n’est pas lui manquer de respect. C’est contribuer à la responsabilité de l’État.

‎L’autocritique n’est pas une faiblesse. Reconnaître une erreur ne diminue pas nécessairement l’autorité d’un responsable ; cela peut, au contraire, permettre de corriger une situation avant qu’elle ne devienne une crise plus profonde.

‎

‎X. DU 5 SEPTEMBRE 2021 À AUJOURD’HUI : LA COHÉRENCE ENTRE LES PAROLES ET LES ACTES

‎Monsieur le Président,

‎Depuis 2021, votre pouvoir a présenté la refondation institutionnelle, la justice, la lutte contre la corruption, le développement et la consolidation de l’État comme des priorités.

‎À la tribune des Nations Unies, en septembre 2026, vous avez également mis en avant les transformations institutionnelles, le développement économique, les infrastructures et le programme Simandou 2040.

‎Il est donc légitime que les citoyens évaluent la situation à l’aune des principes annoncés.

‎Une question demeure :

‎Comment faire en sorte que le développement matériel et le progrès institutionnel avancent ensemble ?

‎Construire des routes, des écoles et des hôpitaux est nécessaire. Développer les infrastructures et valoriser les ressources naturelles l’est également.

‎Mais construire une Nation exige davantage.

‎Il faut aussi renforcer :

  • ‎la confiance ;
  • ‎la justice ;
  • ‎le civisme ;
  • ‎la responsabilité ;
  • ‎l’égalité ;
  • ‎la liberté dans le respect de la loi ;
  • ‎la dignité humaine ;
  • ‎la cohésion nationale.

‎Un pays peut construire des infrastructures, mais une République doit aussi bâtir la confiance entre l’État et ses citoyens.

‎

‎XI. TRAVAIL – JUSTICE – SOLIDARITÉ : DE LA DEVISE À L’ACTION

‎TRAVAIL

‎Le travail doit permettre de produire, de créer, de servir et de participer au développement national. Il doit donner à chacun la possibilité de contribuer à la construction du pays.

‎

‎JUSTICE

‎La justice doit protéger les droits, garantir l’égalité devant la loi et permettre à chacun d’être entendu selon des règles communes.

‎

‎SOLIDARITÉ

‎La solidarité signifie que nos différences ne doivent pas devenir des motifs d’exclusion.

‎

‎Nous pouvons être différents par notre région, notre ethnie, notre religion, notre génération ou nos convictions politiques, tout en demeurant membres d’une même Nation.

‎Voilà pourquoi la devise nationale ne doit pas être une simple décoration : elle doit constituer une méthode de gouvernement et une exigence citoyenne.

‎

‎XII. CONSTRUIRE DES PONTS, PAS DES MURS

‎Chers compatriotes,

‎La Guinée a besoin de davantage de dialogue et de rapprochement :

‎Des ponts entre les régions, les communautés et les générations.

‎Des ponts entre les croyants et les différentes sensibilités politiques.

‎Des ponts entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés.

‎Nous pouvons avoir des divergences politiques sans devenir des ennemis, critiquer sans insulter et nous opposer sans nous détruire.

‎Nous pouvons défendre nos convictions sans nier la dignité de ceux qui pensent autrement.

‎La diversité de la Guinée ne doit pas devenir sa faiblesse. Elle peut constituer sa richesse.

‎

‎XIII. LA RÉCONCILIATION NE SIGNIFIE PAS L’OUBLI

‎Notre pays a connu trop de blessures, de divisions et de méfiance.

‎Nous devons éviter de transmettre ces blessures aux générations suivantes.

‎Mais la réconciliation ne signifie pas l’oubli, l’effacement de l’histoire ou le silence imposé aux victimes.

‎

‎Une réconciliation durable doit s’appuyer sur :

  • ‎la vérité ;
  • ‎la justice ;
  • ‎la responsabilité ;
  • ‎le respect ;
  • ‎la dignité humaine.

‎

‎Nous devons pouvoir regarder notre histoire avec lucidité, reconnaître les souffrances, établir les faits lorsque cela est possible et créer des garanties pour que certaines erreurs ne se reproduisent plus.

‎

‎XIV. AUX GUINÉENS : NE NOUS LAISSONS PAS DIVISER

‎À mes frères et sœurs guinéens, je veux également adresser un message.

‎Ne transformons pas nos divergences politiques en haines personnelles, nos différences ethniques en frontières entre citoyens, ni nos appartenances religieuses en instruments politiques.

‎Ne faisons pas de nos adversaires des ennemis.

‎Nous pouvons être en désaccord sans nous détester, nous opposer sans nous détruire et défendre nos convictions sans humilier ceux qui pensent autrement.

‎

‎Et surtout :

‎

‎AUCUN GUINÉEN NE DOIT ÊTRE CONSIDÉRÉ COMME MOINS GUINÉEN QU’UN AUTRE.

‎

‎La Guinée n’appartient ni au pouvoir ni à l’opposition.

‎Elle n’appartient ni à une ethnie, ni à une région, ni à une religion.

‎Elle n’appartient ni à un parti politique, ni à une génération, ni à un groupe particulier.

‎

‎LA GUINÉE APPARTIENT À TOUS LES GUINÉENS.

‎

‎XV. LE POUVOIR EST TEMPORAIRE, LA RÉPUBLIQUE DEMEURE

‎Monsieur le Président,

‎Les responsables, les gouvernements et les ministres passent. Les institutions évoluent et les générations se succèdent.

‎Mais la Guinée demeure.

‎C’est pourquoi chaque génération de responsables publics doit penser à ceux qui viendront après elle : nos enfants, nos petits-enfants et les générations qui ne sont pas encore nées.

‎Quelle Guinée voulons-nous leur transmettre ?

‎Une Guinée de peur et de méfiance, marquée par des divisions permanentes ?

‎Ou une Guinée capable de transformer ses crises en leçons et ses blessures en force de reconstruction ?

‎Le pouvoir est temporaire. La République est plus grande que ceux qui l’exercent.

‎L’histoire finit toujours par interroger les responsables sur l’usage qui a été fait de l’autorité qui leur avait été confiée.

‎

‎XVI. À QUELQUES JOURS DU 2 OCTOBRE

‎Nous sommes à quelques jours de notre fête nationale.

‎Le 2 octobre est plus qu’une date historique : c’est un rappel de notre existence en tant que peuple libre et souverain.

‎Mais l’indépendance ne doit pas seulement être célébrée. Elle doit être vécue.

‎Être libre de penser et de s’exprimer dans le respect de la loi.

‎Être libre de participer à la vie nationale et de demander justice.

‎Être libre de défendre pacifiquement ses convictions et de vivre dans la dignité.

‎Et surtout, pouvoir considérer que la République appartient à chacun.

‎

‎XVII. MONSIEUR LE PRÉSIDENT, IL EST ENCORE TEMPS

‎Monsieur le Président,

‎Je vous pose respectueusement ces questions :

‎Pouvons-nous encore réparer ce qui doit l’être ?

‎Pouvons-nous reconstruire la confiance et rapprocher les Guinéens ?

‎Pouvons-nous créer les conditions d’un dialogue national véritable ?

‎Pouvons-nous faire de la Constitution un instrument vivant au service de tous ?

‎Ces questions méritent une réponse nationale, mais celle-ci exige du courage :

‎Le courage d’écouter et de reconnaître ce qui doit être corrigé.

‎Le courage de permettre à la justice de travailler et de protéger les droits fondamentaux.

‎Le courage de dialoguer avec ceux qui ne pensent pas comme nous.

‎Le courage de regarder la réalité sans détourner le regard.

‎

‎XVIII. DE LA CONNAISSANCE À LA RESPONSABILITÉ

‎Une Nation ne se construit pas seulement avec des personnes instruites, mais avec des citoyens capables de transformer leurs connaissances en responsabilité.

‎

‎Il faut savoir, comprendre, réfléchir, vérifier, discerner, respecter, assumer et agir.

‎Le diplôme ne garantit pas automatiquement la sagesse, pas plus que l’intelligence ne garantit le discernement.

‎Le patriotisme ne se traduit pas automatiquement par la responsabilité.

‎La citoyenneté ne se limite pas à posséder des droits : elle implique également des devoirs.

‎Le véritable patriotisme consiste à vouloir le bien de la Nation, y compris lorsque cela exige de reconnaître ses propres erreurs.

‎

‎XIX. MON APPEL À LA CONSCIENCE NATIONALE

‎Je ne prétends pas détenir toutes les réponses. Je suis simplement un citoyen guinéen qui se pose des questions.

‎Pourquoi sommes-nous encore si divisés ?

‎Pourquoi avons-nous tant de difficultés à nous faire confiance ?

‎Pourquoi la politique nous sépare-t-elle autant ?

‎Pourquoi avons-nous tant de mal à construire une justice qui rassemble ?

‎Pourquoi la réconciliation demeure-t-elle si difficile ?

‎Et surtout :

‎

‎QU’ALLONS-NOUS FAIRE POUR CHANGER CELA ?

‎Je ne veux pas que cette lettre soit une accusation, mais un appel à la conscience nationale.

‎Je souhaite qu’elle ouvre un dialogue plutôt que de créer une nouvelle division.

‎Je ne veux pas que nous cherchions uniquement des coupables, mais que nous recherchions également des solutions.

‎

‎XX. NOTRE RESPONSABILITÉ DEVANT L’HISTOIRE

‎Monsieur le Président,

‎Vous avez aujourd’hui une responsabilité importante devant la Nation.

‎Mais celle-ci n’appartient pas uniquement au chef de l’État. Elle concerne également les dirigeants politiques, les institutions, les intellectuels, les responsables religieux, la société civile, les médias, la diaspora et chaque citoyen.

‎Nous devons tous nous demander :‎

‎Que faisons-nous de notre liberté ?‎

‎Que faisons-nous de nos droits et de nos responsabilités ?‎

‎Que faisons-nous de notre diversité ?‎

‎Que faisons-nous de notre pays ?

‎‎La Guinée ne sera jamais construite par une seule personne. Elle le sera par la conscience collective de ses citoyens.

‎

‎CONCLUSION‎

‎Monsieur le Président,

‎Chers compatriotes,

‎Il est encore temps de nous parler.

‎Il est encore temps de nous écouter.

‎Il est encore temps de rechercher la vérité.

Il est encore temps de faire de notre devise nationale une réalité quotidienne et de construire une République dans laquelle chaque Guinéen se sent respecté, protégé et pleinement citoyen.

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‎TRAVAIL – JUSTICE – SOLIDARITÉ QUE CES MOTS DEVIENNENT ENFIN UNE RÉALITÉ POUR TOUS LES GUINÉENS.

‎

‎Monsieur Fodé Diakité, citoyen guinéen établi en Espagne, acteur engagé de la société civile et fervent défenseur des valeurs républicaines, de la justice et de l’unité nationale en Guinée.