À moins d’un mois des élections législatives israéliennes, Yaïr Golan et son parti, Les Démocrates, ont saisi la Cour suprême pour demander une protection du Shin Bet, le service de sécurité intérieure. La requête intervient après plusieurs menaces visant le dirigeant politique et sa famille.
JÉRUSALEM La campagne électorale israélienne prend une nouvelle dimension sécuritaire.
Yaïr Golan, chef du parti Les Démocrates, a saisi mardi la Cour suprême afin d’obtenir une protection du Shin Bet, alors que son parti affirme avoir recensé des dizaines de menaces explicites contre lui et ses proches.
La demande vise le gouvernement israélien ainsi que le directeur du Shin Bet, David Zini. Les requérants réclament une mesure de protection immédiate ainsi qu’un examen accéléré de leur dossier.
Un niveau de menace évalué à 4 sur 6
Selon les éléments présentés par Les Démocrates, la police aurait évalué le niveau de menace pesant sur Yaïr Golan à 4 sur une échelle de 6. Le parti souligne que cette évaluation serait comparable à celle concernant Gadi Eisenkot, dirigeant du parti Yashar, pour lequel une protection du Shin Bet a été recommandée.
Les Démocrates estiment que l’absence de protection compromet également les conditions dans lesquelles leur chef peut mener sa campagne à l’approche du scrutin prévu le 27 octobre 2026.
Une décision encore attendue
La requête intervient après plusieurs démarches adressées aux autorités compétentes, que le parti affirme être restées sans réponse.
La Cour suprême doit désormais examiner la demande. Les Démocrates souhaitent une intervention rapide afin qu’une éventuelle protection puisse être mise en place pendant la campagne électorale.
À ce stade, aucune décision définitive de la justice n’a été rendue sur la demande de Yaïr Golan.
À l’approche du scrutin, cette bataille judiciaire place ainsi la question de la sécurité des candidats au cœur de la campagne israélienne.
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