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‎Conakry, 9 octobre 2026 : Trente-cinq médecins guinéens s’apprêtent à poursuivre leur formation spécialisée en France à partir du 1er novembre 2026. Réunis ce vendredi au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), à Conakry, les lauréats ont été encouragés à mettre leurs futures compétences au service du système de santé guinéen.

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‎Sélectionnés pour intégrer des centres hospitaliers universitaires et des établissements de formation répartis dans 17 universités françaises, ils suivront des formations d’une durée de six mois à trois ans, selon leur spécialité, dans le cadre des diplômes de formation médicale spécialisée (DFMS) et approfondie (DFMSA).

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‎L’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a salué une promotion plus nombreuse et plus féminine, dont les spécialités répondent aux besoins sanitaires du pays. Près de quatre lauréats sur cinq se formeront notamment en cardiologie, neurologie, pneumologie ou endocrinologie.

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‎Au-delà de l’acquisition de nouvelles compétences, la question du retour et de l’insertion professionnelle en Guinée demeure centrale. La docteure Magali Bozon, conseillère régionale en santé mondiale à l’ambassade de France, a évoqué des exemples d’anciens bénéficiaires revenus au pays pour développer de nouveaux services et renforcer l’offre de soins.

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‎Les futurs hôpitaux régionaux associés au programme Simandou, dont la mise en service est envisagée à l’horizon 2027-2028, pourraient également offrir de nouvelles perspectives aux spécialistes formés à l’étranger.

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‎Au nom des 35 lauréats, le docteur Alhassane a toutefois attiré l’attention sur les difficultés potentielles liées à leur intégration dans la fonction publique. Une lettre a été déposée le 8 octobre au ministère de la Santé pour demander que leur situation particulière soit prise en compte et que leur formation à l’étranger ne compromette pas leur recrutement comme médecins spécialistes.

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‎« Nous voulons partir pour nous perfectionner, revenir pour exercer et mettre nos compétences au service de notre pays », a-t-il déclaré.

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‎L’ambassadeur Luc Briard a, pour sa part, insisté sur la nécessité de transmettre les connaissances acquises et de construire des passerelles durables entre les institutions médicales françaises et guinéennes.

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‎L’enjeu est désormais double : former des spécialistes de haut niveau et créer les conditions favorables à leur retour. La réussite de cette initiative dépendra autant de la qualité de leur formation que de la capacité de la Guinée à valoriser leur expertise au bénéfice des patients.

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