Un vaste mouvement de suspension frappe l’administration territoriale de la région de Siguiri. Au total, 22 responsables, parmi lesquels le gouverneur par intérim, quatre préfets et plusieurs sous-préfets, ont été relevés temporairement de leurs fonctions par décision de la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djénabou Touré.
La décision, signée le vendredi 30 octobre 2026 et rendue publique dans la soirée, concerne plusieurs localités de cette région de la Haute-Guinée. Le colonel Fayimba Mara, qui cumule les fonctions de préfet de Siguiri et de gouverneur par intérim, figure en tête de la liste des responsables suspendus.
Sont également concernés les préfets par intérim de Doko, Dialakoro, Kintinian et Siguirini, ainsi que 17 sous-préfets exerçant dans différentes collectivités de la région.
Une mesure qui touche toute la chaîne administrative
Au-delà du niveau régional et préfectoral, cette décision concerne notamment les sous-préfets de Bankon, Naboun, Didi, Kourémalé, Fidako, Dioma Bana, Niandankoro, Maléah, Kiniébakoro, Koumandianbougou, Mignada, Niagassola, Tomboni, Norassoba, Franwalia, Tomba Kansa et Noukounkan.
Cette mesure touche ainsi une partie importante de l’appareil administratif local. Elle intervient dans un contexte où les autorités entendent renforcer le fonctionnement et le contrôle des structures territoriales.
Toutefois, la décision rendue publique ne détaille pas les faits précis ayant motivé chacune de ces suspensions. Il convient donc de ne pas assimiler cette mesure administrative à une déclaration de culpabilité.
Qui assurera la gestion des administrations ?
Pour éviter toute interruption des services publics, le ministère a prévu un dispositif transitoire.
À la préfecture de Siguiri, la gestion des affaires courantes sera assurée par le secrétaire général de la préfecture. Dans les préfectures de Doko, Kintinian, Dialakoro et Siguirini, cette responsabilité reviendra aux secrétaires généraux des communes territorialement compétentes.
Dans les sous-préfectures concernées, les sous-préfets adjoints assureront le fonctionnement quotidien des administrations, conformément aux textes en vigueur.
Les responsables désignés devront notamment garantir la continuité du service public et veiller au fonctionnement régulier des structures placées sous leur responsabilité.
D’éventuelles suites judiciaires
La décision ministérielle prévoit également que les faits susceptibles de constituer des infractions à la législation pénale, s’ils sont relevés à l’encontre des responsables concernés, seront transmis aux autorités judiciaires compétentes.
Des procédures administratives et disciplinaires peuvent également être engagées. D’éventuelles poursuites judiciaires dépendront toutefois de l’appréciation des juridictions compétentes, conformément aux lois guinéennes.
Une réorganisation majeure pour la région de Siguiri
Avec 22 responsables concernés, cette décision constitue une importante opération de réorganisation de l’administration territoriale dans la région de Siguiri.
L’attention se porte désormais sur la gestion de cette période transitoire, mais aussi sur les éventuelles explications que les autorités apporteront concernant les motifs de cette vague de suspensions.
Au-delà des changements de responsables, le principal défi reste d’assurer la stabilité administrative et la continuité des services publics dans les différentes localités concernées.
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