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Après les élections législatives du 27 octobre 2026, Israël se retrouve sans majorité parlementaire claire. Dans ce contexte de blocage, le président Isaac Herzog est appelé à jouer un rôle déterminant dans la recherche d’une solution politique.

Habituellement cantonné à une fonction essentiellement représentative, le chef de l’État dispose d’un pouvoir constitutionnel important dans cette situation : désigner le responsable politique chargé de tenter de former le prochain gouvernement.

Une Knesset sans majorité

La nouvelle répartition des sièges à la Knesset, le Parlement israélien, ne permet à aucun bloc de réunir seul les 61 députés nécessaires pour gouverner.

Le camp de Benyamin Nétanyahou dispose de 53 sièges, contre 48 pour l’opposition. Les partis à dominante arabe totalisent, quant à eux, 19 sièges.

Cette configuration ouvre la voie à des négociations complexes. Plusieurs alliances sont envisageables, mais aucune ne semble pour l’instant garantir une majorité stable.

Herzog appelé à trancher

À partir de la semaine du 2 novembre, Isaac Herzog doit consulter les dirigeants des partis représentés au Parlement. Ces échanges lui permettront de recueillir leurs recommandations avant de désigner le candidat auquel sera confiée la mission de former un gouvernement.

Sa marge de décision pourrait être particulièrement importante en raison de l’absence de majorité évidente.

Le président a déjà appelé les responsables politiques à faire preuve d’ouverture et à éviter un nouveau scrutin, alors qu’Israël a connu plusieurs élections successives entre 2019 et 2022.

Le scénario d’un gouvernement d’union

Face au blocage, l’hypothèse d’un gouvernement d’union nationale revient au centre des discussions. Une telle formule pourrait permettre de dépasser les divisions entre les différents camps politiques.

Cette perspective rappelle la crise de 1984, lorsque le père d’Isaac Herzog, Chaim Herzog, occupait la présidence israélienne et avait été confronté à une situation parlementaire comparable.

La responsabilité du chef de l’État sera désormais de contribuer à sortir le pays de cette impasse institutionnelle, sans disposer pour autant du pouvoir de décider seul de la composition du futur gouvernement.

Les prochaines consultations pourraient ainsi déterminer la direction politique que prendra Israël dans les mois à venir.