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Londres : Deux hommes poursuivis au Royaume-Uni sont accusés d’avoir recueilli des renseignements sur des sites israéliens et des institutions juives pour le compte présumé des services de renseignement iraniens. Les deux prévenus ont plaidé non coupable devant la justice britannique.

Les suspects, Nematollah Shahsavani, un ressortissant possédant les nationalités britannique et iranienne, et Alireza Farasati, de nationalité iranienne, sont soupçonnés d’avoir mené des opérations de surveillance à Londres en juillet et août 2025.

Parmi les lieux visés figureraient l’ambassade et le consulat d’Israël, ainsi que la synagogue Bevis Marks, considérée comme la plus ancienne synagogue encore en activité au Royaume-Uni. D’autres organisations liées à la communauté juive auraient également été concernées.

Selon les accusations, les deux hommes auraient effectué des repérages susceptibles de faciliter de futures opérations hostiles. Les enquêteurs cherchent à établir la nature exacte des informations recueillies et à déterminer dans quelle mesure ces activités auraient pu servir les intérêts des services de renseignement iraniens.

Les deux prévenus rejettent les accusations portées contre eux. Leur culpabilité n’a pas été établie et l’affaire doit encore être examinée par la justice. Leur procès est prévu à Londres en avril 2027.

Des inquiétudes croissantes sur la sécurité au Royaume-Uni

Cette affaire intervient alors que les autorités britanniques expriment régulièrement leurs préoccupations concernant les activités présumées de réseaux liés à des puissances étrangères sur le territoire national. Les représentations diplomatiques, les institutions communautaires et certaines personnes considérées comme sensibles font partie des sites et profils particulièrement surveillés.

Au-delà du dossier judiciaire, cette procédure met en lumière les enjeux de sécurité auxquels le Royaume-Uni est confronté dans un contexte de fortes tensions entre Israël et l’Iran. Elle souligne également la vigilance des autorités face aux risques d’opérations clandestines visant des institutions étrangères ou des communautés établies sur le sol britannique.

Pour l’heure, les accusations restent à démontrer. La suite de la procédure devra préciser les éléments de preuve retenus par les enquêteurs et établir les responsabilités éventuelles des deux hommes.